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Atalante : le Nivôse rejoint la force européenne de lutte contre la piraterie

20/04/2012

La frégate de surveillance (FS) Nivôse a quitté la base navale de Port-des-Galets (Ile de La Réunion) pour rejoindre l’opération Atalante le 16 avril 2012.


Crédits : EMA / Marine nationaleLe Nivôse et l'équipe de visite (à droite) - Ministère de la Défense et des anciens combattants

Le dispositif français engagé dans l’opération Atalante compte désormais les deux frégates Aconit et Nivôse [lien vers la brève sur la dernière action de l’Aconit], le bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne qui embarque l’état-major de la force, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) basé à Djibouti [lien vers la brève déploiement d’un ATL 2], ainsi que les bâtiments de la mission Jeanne d’Arc (Dixmude et Georges Leygues) qui apportent leur soutien à l’opération depuis le 23 mars 2012 [lien vers la brève].

Par ailleurs, la Marne a débuté le 15 avril dans le nord-est de l’océan Indien l’escorte du MV Sunrise V, affrété par le Programme alimentaire mondial (PAM). Elle sera relevée dans cette tâche par la frégate Aconit à l’ouvert du Golfe d’Aden, où elle patrouille depuis plusieurs jours.

L'opération Atalante a donc pour mission de :
·    fournir une protection aux navires affrétés par le PAM;
·    protéger les navires marchands;
·    recourir aux moyens nécessaires, y compris à l'usage de la force, pour dissuader, prévenir et intervenir afin de mettre fin aux actes de piraterie ou aux vols à main armée qui pourraient être commis dans les zones où ceux-ci s'exercent.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense et des anciens combattants

Un navire de guerre espagnol aide à libérer neuf pêcheurs yémenites capturés par des pirates somaliens

SANAA (Xinhua) - Un bâtiment de guerre espagnol a aidé à libérer neuf pêcheurs yéménites capturés la semaine dernière par des pirates somaliens en mer Arabique, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.

Jeudi 19 avril 2012

Navire controlé dans le cadre de la lutte contre
la piraterie maritime.

Navire controlé dans le cadre de la lutte contre la piraterie maritime
"Un bâtiment de guerre espagnol a intercepté dans le golfe d'Aden plusieurs pirates somaliens et libéré neuf membres d'équipage d'un bateau de pêche", selon le ministère de l'Intérieur.

Le bateau de pêche avait été capturé par des pirates le 15 avril en mer Arabique.

Le ministère de l'Intérieur n'a pas dit quant les pêcheurs ont été libérés, disant seulement que les gardes-côtes du Yémen ont pris contact avec le navire espagnol pour accueillir les pêcheurs libérés.


Somalie : Un traducteur de l'ambassade turque abattu à Mogadiscio

MOGADISCIO (Xinhua) - Un traducteur local de l'ambassade turque dans la capitale somalienne Mogadiscio a été abattu jeudi par un tireur non identifié, a déclaré la police somalienne.

19/04/2012
 
Yusuf Ibrahim Sheikh Hussein a été abattu de plusieurs balles par un tireur isolé qui a attaqué le personnel de l'ambassade turque à un carrefour principal connu sous le nom K4.

La Turquie a rouvert son ambassade dans la capitale Mogadiscio au début de l'année suite à la visite de son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à la fin de l'année dernière.

La Turquie a joué un rôle clé en fournissant des aides humanitaires et de développement au pays de l'Afrique de l'Est ravagé par la guerre. Le geste a mis en colère le groupe radical shebab qui a accusé le gouvernement turc d'exporter laïcité dans le pays.

Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'assassinat du membre du personnel de l'ambassade de Turquie, et ni le gouvernement somalien, ni l'ambassade de Turquie a jusqu'ici commenté sur l'incident.


La capitale de Somalie payera $500 pour chaque islamiste tué ou capturé

MOSCOU, 19 avril - RIA Novosti

La mairie de Mogadiscio, capitale de la Somalie, payera à ses habitants une prime de 500 dollars US pour la mort ou la capture de chaque militant du groupe islamiste Al-Shabbaab, lié à la nébuleuse terroriste Al-Qaïda, rapportent jeudi les médias internationaux citant le maire de Mogadiscio Mohamud Ahmed Nur.

"Vous pouvez désormais considérer chaque membre d'Al-Shabbaab comme une sorte de marchandise qui vous permettra de gagner un peu d'argent", a déclaré le maire.

La plupart des militants d'Al-Shabbaab ont quitté Mogadiscio en août 2011, mais le mouvement continue à y perpétrer régulièrement des attentats visant des institutions gouvernementales, les policiers et les habitants de la ville.

Depuis plusieurs décennies, la Somalie est ravagée par une guerre civile. Le pays est dépourvu d'autorité centrale et est divisé en plusieurs factions hostiles. Le gouvernement fédéral, reconnu par la communauté internationale, ne contrôle que la capitale, Mogadiscio, ainsi que quelques régions voisines, et est constamment attaqué par les islamistes d'Al-Shabaab.

Source : RIA Novosti

La conférence de Londres au chevet de la Somalie

22/02/2012

Près de vingt ans après le terrible échec des Etats-Unis et de l'opération Restore Hope (« Restaurer l'espoir »), la Somalie est toujours l'un des « pires drames du continent africain », comparable à celui du Soudan, souligne un diplomate européen. Ce jeudi 23 février, une conférence internationale à Londres qui réunira les représentants de quelque 40 pays et organisations multilatérales, se penche sur le sort de ce pays de la Corne de l'Afrique. Diplomates et experts dressent un tableau relativement sombre de la situation de la Somalie, qui est, selon un rapport publié hier par International Crisis Group, « l'exemple type de l'Etat défaillant ». Certes les soldats de l'Union africaine (Amisom), ougandais et rwandais, ont « libéré » Mogadiscio des shebab. De plus, certains diplomates ont noté un certain retour de la diaspora, comme le Premier ministre Abdiweli Mohamed Ali, qui a également la nationalité américaine. En dépit de ces progrès, les militants islamistes, qui se sont rapprochés récemment d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), « continuent à faire sauter des bombes dans la capitale » et l'opération de reconquête ne concerne que Mogadiscio et quelques zones.

L'un des objectifs de la conférence de Londres est de porter les effectifs de l'Amisom de 12.000 à 17.000 soldats en intégrant un contingent kényan et quelques militaires djiboutiens. L'une des interrogations porte aujourd'hui sur le financement de cette force, qui est assuré actuellement pour 300 millions de dollars (226 millions d'euros) par l'ONU. En outre, 130 millions d'euros sont versés par l'Union européenne pour payer les soldes. Un montant qui pourrait être augmenté de 90 millions pour couvrir la hausse des effectifs. L'un des enjeux de la conférence sera de trouver de nouvelles sources de financement, notamment auprès des pays du Golfe. Mais le grand enjeu sera de demander au gouvernement fédéral de transition de s'impliquer plus fortement dans le processus. Le peut-il vraiment ? En tout cas, la piraterie au large de la Somalie est la conséquence de l'instabilité du pays. Or quelque 20.000 navires par an transitent par le golfe d'Aden...
JACQUES HUBERT-RODIER, Les Echos

Source: http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201910855342-la-conference-de-londres-au-chevet-de-la-somalie-292680.php

La Directrice générale demande une sécurité renforcée pour les journalistes en Somalie et dénonce le meurtre du reporter Mahad Salad Adan

16.04.2012 - UNESCOPRESS
La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déploré aujourd’hui le meurtre de Mahad Salad Adan, également connu sous le nom de Mahad Jamal, survenu au début du mois d’avril dans la région d’Hiran, dans le centre de la Somalie. Elle a également demandé que des mesures soient adoptées pour améliorer la sécurité des journalistes travaillant dans le pays.

[Translate to francais:] “I condemn the murder of Mahad Salad Adan in Somalia where all too many journalists are paying with their life for exercising their profession and trying to uphold the fundamental human right to free expression,” the Director-General said. “I call on the authorities and on the belligerent factions in Somalia to respect the civilian status of journalists and let them provide their essential contribution to public debate.”

« Je condamne le meurtre de Mahad Salad Adan en Somalie, où trop de journalistes payent de leur vie pour exercer leur profession et défendre le droit fondamental à la liberté d’expression », a déclaré la Directrice générale. « J’en appelle aux autorités et aux factions belligérantes en Somalie pour respecter le statut civil des journalistes et leur permettre d’apporter leur contribution essentielle au débat public ».
Mahad Salad Adan, correspondant au Shabelle Media Network, aurait été tué par trois hommes armés à proximité de son domicile dans le village de Howlwadag, à l’ouest de Beledeweyne, la capitale du Hiran, le 5 avril.

Le meurtre de Mahad Salad Adan porte à dix-sept le nombre de journalistes et de professionnels des médias tués en Somalie depuis 2008. Ils sont recensés sur la page du Mémorial UNESCO des journalistes assassinés 


En 2011, l’UNESCO a fourni du matériel et assuré des formations sur les questions de sécurité, sur la couverture des conflits et des crises humanitaires à plus de 40 professionnels des médias en Somalie. L’objectif de cette assistance est de renforcer la qualité et le flux des informations humanitaires dans le pays et les camps de réfugiés voisins. L’année dernière, l’UNESCO, en collaboration avec le Centre de formation de Radio Netherlands, a formé 20 journalistes de radio communautaires afin de les aider à améliorer leur capacité à travailler dans un environnement conflictuel.

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Contact média : Sylvie Coudray, +33 (0) 1 45 68 42 12


L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».



Somalie: un soldat tué dans une attaque-suicide dans le sud du pays

MOGADISCIO — Un kamikaze a tué mardi un soldat somalien à Baïdoa, ex-bastion des rebelles islamistes shebab dans le sud de la Somalie, en tentant de pénétrer dans un bâtiment tenu par les forces de sécurité du gouvernement, ont indiqué un responsable somalien et un témoin.

Des soldats somaliens, le 30 mars 2012 près de Mogadiscio
(AFP/Archives, Abdurashid Abdulle Abikar)

"Un homme portant une ceinture d'explosifs a tenté de pénétrer dans un bâtiment où est postée l'agence de sécurité (somalienne) à Baïdoa ce matin. Le soldat l'a arrêté et alors qu'il tentait de le contrôler, le kamikaze s'est fait exploser," a affirmé Mohamed Samow, un responsable sécurité présent sur place.

"Le kamikaze est mort sur le coup et le soldat, d'abord gravement blessé, est décédé plus tard à l'hôpital", a-t-il ajouté.

"Il y a eu une forte explosion, je suis sorti pour voir ce qui se passait," a raconté le témoin, Said Nure, qui dit avoir vu le corps du Kamikaze. "La zone a été scellée par les forces du gouvernement pendant environ une demi-heure," a-t-il poursuivi.

Baïdoa, située à quelque 250 km au nord-ouest de la capitale Mogadiscio, a été prise en février par l'armée éthiopienne aux shebab, un mouvement récemment intégré à Al-Qaïda.

Un mois et demi plus tard, début avril, la force de l'Union africaine (UA) en Somalie (Amisom), qui intervient en soutien des fragiles autorités de transition du pays contre les shebab, y envoyait à son tour un groupe d'hommes. Il s'agissait du premier déploiement de la force pan-africaine hors de Mogadiscio, depuis le début de son intervention en Somalie il y a 5 ans.

L'Ethiopie, dans la foulée du Kenya, a envoyé des troupes en Somalie fin 2011. Les deux armées ont renforcé la pression militaire sur les insurgés islamistes, qui ont juré la perte des autorités somaliennes de transition mais avaient déjà dû abandonner leurs positions clés à Mogadiscio en août, sous la pression de l'Amisom et des forces gouvernementales somaliennes.

Dans la capitale, les insurgés continuent de lancer des attaques de type guérilla depuis leur retrait. A Baïdoa, la semaine dernière, ils ont aussi revendiqué un attentat à la bombe sur un marché qui a fait au moins 11 morts, en majorité des femmes et des enfants.

Les insurgés assurent qu'ils n'ont pas été affaiblis ces derniers mois et préfèrent parler de changement de stratégie. Ils semblent, depuis quelque temps, vouloir ouvrir un front plus au nord et ont, à cette fin, commencé à envoyer des combattants dans la région auto-proclamée autonome du Puntland.

La Somalie est ravagée par la guerre civile depuis la chute du président Siad Barré en 1991. La situation chaotique a permis l'explosion de milices, seigneurs de guerre et groupes de pirates, qui contrôlent de plus ou moins grandes parties du territoire.

Atalante : la Marne et le commandant de la TF 465 à la rencontre des autres bâtiments de la force

16/04/2012

Du 9 au 11 avril, la Marne a procédé au ravitaillement à la mer de cinq bâtiments de la force européenne Atalante. A cette occasion, le commandant de la TF 465 a pu s’entretenir avec les commandants des bâtiments.


Crédits : EMA / Marine nationaleDe gauche à droite, la frégate
espagnole Reina Sofia, la Marne et la frégate portugaise Corte Real
procède à un ravitaillement à la mer simultané - Ministère de
la Défense et des anciens combattants

Navire amiral de la Task Force 465 depuis le 7 avril, la Marne a rapidement été engagé en soutien des autres bâtiments de la force européenne en réalisant cinq ravitaillements à la mer en trois jours. Ils ont bien entendu pour objectif d’approvisionner les bâtiments en carburant ou en vivres et pièces détachées, mais ils ont également été mis à profit par le contre-amiral Dupuis et son état-major pour rencontrer les commandants et officiers opérations de ces bâtiments placés sous ses ordres pour conduire des opérations de lutte contre la piraterie.

Du 9 au 11 avril, le contre-amiral Dupuis s’est entretenu avec le commandant de la frégate portugaise Corte Real ainsi que ceux des bâtiments français Georges Leygues, Aconit et Dixmude.

Les ravitaillements à la mer, parfois doubles comme celui réalisé simultanément au profit des frégates espagnole et portugaise le 10 avril, ainsi que les transferts concomitants de personnes par hélicoptère nécessitent des manœuvres complexes et coordonnées entre les équipages des bâtiments. Ce jour là, il ne manquait qu’un navire italien pour réunir les 4 pays constituant la force maritime européenne (EUROMARFOR) qui participe à l’opération Atalante depuis le mois de décembre.

Le dernier bâtiment rencontré, le 11 avril, était le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude à bord duquel le contre-amiral Dupuis a également donné une conférence sur la lutte contre la piraterie au profit des officiers élèves de la mission Jeanne d’Arc. Cette dernière, composée du Dixmude et de la frégate Georges Leygues apporte un soutien à la force européenne de lutte contre la piraterie à l’occasion de son passage dans la zone (vidéo).

Pour favoriser la coordination avec les autres acteurs internationaux de la lutte contre la piraterie, d’autres rencontres auront lieu avec les autres forces internationales (OTAN et Combined Maritime Forces) ou les nations indépendantes déployées dans l’océan Indien.

 
Crédits : EMA / Marine nationaleRavitaillement à la mer avec la Marne de la frégate espagnole Reina Sofia (à droite) et de la frégate portugaise Corte Real (à gauche) - Ministère de la Défense et des anciens combattants


L'ambassade américaine craint des attentats à Nairobi

L'armée kényane avance près de Liboi, à la frontière avec la Somalie, pour combattre les islamistes shebab, le 15 octobre 2011
L'armée kényane avance près de Liboi, à la frontière avec la Somalie,
pour combattre les islamistes shebab, le 15 octobre 2011 (Photo Tony Karumba. AFP)

 
23 avril 2012
 

Les Etats-Unis mettent de nouveau en garde contre un risque d'attentat pesant sur les hôtels et bâtiments officiels de la capitale kényane.

L’ambassade des Etats-Unis à Nairobi a mis en garde lundi les ressortissants américains au Kenya contre une menace d’attentat sur des hôtels et bâtiments officiels de la capitale kényane.

L’ambassade «a reçu des informations crédibles sur un attentat possible contre des hôtels et des bâtiments gouvernementaux kényans d’importance», explique la représentation américaine dans un «message de sécurité».

«Le moment de l’attentat n’est pas connu, néanmoins l’ambassade a des raisons de penser que l’attentat potentiel est dans les phases ultimes de préparatif», poursuit le message.

Le 23 octobre, l’ambassade américaine à Nairobi avait déjà mis en garde ses ressortissants contre le risque d’attaques contre des étrangers au Kenya, après le lancement d’une offensive militaire kényane contre les insurgés islamistes shebab dans le sud de la Somalie.

L’ambassade avait même conseillé de «reporter» les voyages au Kenya.

Le 4 novembre, elle avait mis en garde les ressortissants américains contre les déplacements au Kenya, après une série d’enlèvements contre des ressortissants européens dans le pays.

Les shebab, récemment intégrés au réseau Al-Qaeda, ont a plusieurs reprises menacé de frapper le Kenya en représailles à l’intervention militaire kényane en Somalie.

Le Kenya accueille sur son sol une forte population de Somaliens qui ont fui la famine et le chaos dans lequel est plongé leur pays, livré aux chefs de guerre, groupes criminels et milices islamistes depuis la chute du régime du président Siad Barre en 1991.

Par ailleurs, environ 1% des Kényans sont d’ethnie somali.

En 1998, 213 personnes avaient été tuées au coeur de Nairobi, frappé par un sanglant attentat visant l’ambassade américaine et perpétré par Al-Qaeda.

(AFP)