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SOMALIE: «Chance historique» de mettre fin au chaos


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Photographer: AFP
Copyright/Source: AFP/Getty Images
Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a estimé hier à Nairobi, au lendemain d'une visite à Mogadiscio, que les «récents progrès» en Somalie offraient une «chance historique» de mettre fin au chaos que connaît ce pays depuis 1991 et qui alimente le terrorisme et la piraterie. «Les récents progrès politiques et sécuritaires en Somalie constituent une chance historique d'entamer une nouvelle phase dans le pays et de poser les fondations pour plus de stabilité à long terme», a déclaré M.Hague, un des rares responsables de ce niveau à s'être rendu au cours des 20 dernières années dans la capitale somalienne ravagée par la guerre. «Je suis revenu confiant sur le fait qu'il existe une occasion pour le monde d'aider les Somaliens à obtenir l'avenir meilleur qu'ils méritent», a-t-il assuré. Londres considère la Somalie comme une menace directe pour sa sécurité, estimant que de nombreux Britanniques ont rejoint des camps d'entraînement des insurgés islamistes shebab, liés à Al Qaîda et qui combattent le fragile gouvernement de transition.
Le gouvernement britannique a prévu une conférence internationale, le 23 février à Londres, pour «coordonner la politique internationale» en Somalie, livrée, depuis l'effondrement du régime de Siad Barre en 1991, aux milices, aux insurgés islamistes et aux gangs criminels, notamment de pirates. La Somalie reste l'un des pays les plus dangereux du monde en dépit d'une relative amélioration de la sécurité à Mogadiscio. Les miliciens shebab ont été contraints en août d'abandonner leurs principales positions dans la capitale, mais contrôlent encore l'essentiel du centre et du sud du pays. Les côtes de l'est et du nord de la Somalie abritent de nombreux pirates dont le rayon d'action s'est élargi au fil des années dans l'océan Indien. M.Hague a également réclamé «une action plus efficace (contre) le terrorisme et la piraterie qui représentent de si graves menaces pour la sécurité internationale».
Il a appelé à «une meilleur coordination de l'aide internationale» ainsi qu'à un soutien plus important à la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), forte de 10.000 hommes, qui protège le gouvernement somalien. Lors d'une rencontre avec le président kényan Mwai Kibaki, le ministre britannique a enfin apporté son soutien à l'offensive menée depuis octobre par l'armée kényane contre les shebab dans le sud de la Somalie.


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