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AMISOM Frontline: Taking Mogadishu

The AMISOM Frontline series tells the story of African Union troops as they undertake a stabilization mission in Somalia. These films depict the range of challenges faced by the AMISOM soldiers on a daily basis, and covey the message that this mission is a much more diverse undertaking than many understand it to be.


Vu sur : Camel Milk Threads

17 rebelles shebabs sont tués

11 mai 2012

Le gouverneur de la région de Bakool, Mohamed Abdi Mayow, affirme aujourd’hui que les troupes éthiopiennes de l’AMISOM et les troupes gouvernementales somaliennes ont tué 17 rebelles shebabs hier. Ces derniers bloquaient une route de la région et volaient les camions de marchandise qui y passaient. Par ailleurs, le chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, rend aujourd’hui public un nouveau vidéo dans lequel il encourage les militants shebabs à continuer leur lutte malgré les attaques par drone américaines.
(Source : Reuters, Associated Press)

Dernières nouvelles de la piraterie (13 mai)


(BRUXELLES2) Les affaires reprennent pourraient-on dire. Les pirates somaliens ont réussi une prise, un tanker grec, une des rares depuis plusieurs mois. Les forces anti-piraterie ont, elles, neutralisé deux bateaux mères, l’un au large des côtes somaliennes, l’autre des côtes yemenites. Les pirates détiennent actuellement 8 navires, selon le QG européen anti-piraterie à Northwood et 235 otages (sans compter les dhows et boutres locaux). Depuis le début de l’année, le nombre de prises a diminué : il n’y a eu que 4 navires ainsi capturés.

Neutralisation d’un bateau mère au large des côtes somaliennes
Vendredi (11 mai), les militaires néerlandais du Van Amstel (qui participe à l’opération européenne Eunavfor Atalanta) ont libéré un dhow iranien utilisé comme bateau-mère par les pirates, à 400 miles au large des côtes somaliennes. L’hélicoptère de bord avait repéré ce boutre qui trainait deux petits skiffs avec des échelles. L’équipe d’intervention des fusiliers marins est intervenue. A bord, ils ont trouvé armes et munitions. 11 pirates présumés ont été arrêtés et transférés sur la frégate. L’équipage de 17 marins a été libéré et pu poursuivre sa route, indique l’Etat-Major de la marine néerlandaise. Il avait été capturé dix jours auparavant.

… et d’un autre au large du Yemen
Le même jour, à plusieurs miles de là, c’est un dhow yemenite qui a été libéré par les Turcs du TCG Giresun, le navire-amiral de l’opération Ocean Shield (anti piraterie) de l’OTAN vendredi (11 mai). L’hélicoptère de bord un Seahawk S-70B repère le dhow vers 15h à 190 miles des côtes du Yemen et le stoppe. L’équipe d’abordage intervient alors et interpelle 21 hommes : 14 pirates somaliens et les 7 hommes de l’équipage du dhow sui sont libérés. A bord un petit arsenal (1 lance roquette RPG 7 et neuf AK 47) qui ne laissent présager aucun doute sur les intentions sur la destination du dhow.

Un pétrolier grec capturé par les pirates
Le MT Smyrni, un tanker grec battant pavillon libérien géré par Dynacom, a été capturé par les pirates jeudi (10 mai). Il était parti de Turquie avec 135.000 tonnes de brut. Le contact a été perdu au large d’Oman vers 11h15 Gmt. Il a pris la route pour la Somalie. A son bord un équipage de 17 marins, indiens et philippins.

Gardes privés à bord des navires belges
Le gouvernement belge a décidé mercredi (9 mai) de soumettre un projet de loi permettant l’embarquement de gardes privés à bord des navires marchands battant le pavillon national. C’est ce que révèle le quotidien économique De Tijd. Le projet devrait être prêt cet été et voté au second semestre par le parlement. La Belgique avait mis à sa disposition des militaires contre une prise en charge des frais, importante, et sous certaines conditions contraignantes qui ont dissuadé les armateurs d’y recourir.

Formateur privé sud-africain tué
Un formateur sud-africain de gardes de sécurité a été tué par son garde du corps vendredi (27 avril) dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, selon un communiqué diffusé par le gouvernement du Puntland. Il appartenait à la société Saracen international alors qu’il accompagnait les forces maritimes du Puntland. Il se serait « disputé » avec un de ses gardes du corps qui l’aurait abattu. Une enquête a été ouverte.


Ce reportage a été tourné à Mogadiscio juste après le 11 Septembre 2001 quand les forces Américaines s'apprétaient à envahir l'Afghanistan , et menaçaient la Somalie .
J'avais le choix entre l'Afghanistan et la Somalie je partis en Somalie ou Bin-Laden était resté pendant de longs mois .
Je fus le premier journaliste occidental à mettre les pieds dans ce pays depuis l'opération Américaine de 1992 à Mogadiscio qui fut échec cuisant pour l'administration Carter .

©Philippe Buffon Tous droits réservé


URL Source : http://www.youtube.com/watch?v=y3H2Fs0EEFc&feature=related

Visite de l’Ambassadeur de France à Mogadiscio, 7 Mai 2012

L'ambassadeur de France au Kenya, Etienne de Poncins, s’est rendu à Mogadiscio le 7 mai 2012. Il s’agissait de la première visite bilatérale d’un ambassadeur de France dans la capitale somalienne depuis 2008, et d’une première étape pour la relance des relations franco-somaliennes.



L’ambassadeur s’est entretenu avec le Premier ministre du Gouvernement fédéral de transition, Abdiweli Mohamed Ali, auprès duquel il a souligné le soutien vigilant de la France au processus politique en cours, désormais entré dans une phase cruciale avec l’ouverture, prévue pour le 15 mai, de l’assemblée constituante.
L’ambassadeur a indiqué au Premier ministre que la France, membre permanent du Conseil de sécurité, soutenait pleinement la lettre conjointe du RSSGNU, de l’UA et de l’IGAD sur l’imposition de sanctions à l’encontre des individus menaçant la paix et le processus politique en Somalie.






Il a rappelé l’effort massif (de l’ordre de 100 M€ en 2011, hors opération Atalante) et constant de la France en faveur de la Somalie, que ce soit au titre de l’aide humanitaire, de sa contribution aux programmes européens dans les domaines du développement et de la sécurité, ou de son soutien à l’AMISOM.
L’ambassadeur s’est également entretenu avec le nouveau commandant de l’AMISOM, le lieutenant-général Andrew Gutti et a salué le travail exceptionnel accompli par la Force africaine, aux côtés des forces du GFT, dans un contexte particulièrement difficile.
L’ambassadeur a enfin inauguré, aux côtés de représentants du GFT et de l’AMISOM, l’école primaire de Jazeera, dans le district de Medina. La France, en partenariat avec l’ONG Jubba Foundation, a financé à hauteur de 160 000 € la construction de cette école, qui accueille aujourd’hui 500 enfants, ainsi que la fourniture d’équipements scolaires et de repas, et la formation des enseignants.






Ce projet, initié par l’AMISOM en lien étroit avec les communautés locales, est emblématique du retour progressif à la normalité dans la capitale somalienne, et constitue à la fois un signe d’espoir pour l’avenir, et un témoignage concret de la solidarité de la France avec le peuple somalien.



Mogadiscio se reconstruit après deux décennies de guerre civile

Publiée le 8 mai 2012 par

Les chantiers de construction fleurissent à Mogadiscio, capitale de la Somalie. Après deux décennies de guerre, la menace s'éloigne. Habitants et commerçants reviennent s'installer dans cette ville qui fut l'une des plus belles d'Afrique.

Durée: 01:57


afpfr

Un pétrolier grec capturé par des pirates en mer d'Arabie

le 11.05.12 à 11h00
Un pétrolier grec a été capturé par des pirates en mer d'Arabie (ou mer d'Oman), a annoncé son armateur vendredi. «A environ 13h15 le 10 mai 2012, un pétrolier de la Dynacom Tankers Managements Ltd. a été capturé par des pirates, selon nos informations, alors qu'il se trouvait en mer d'Arabie», a déclaré la compagnie basée à Athènes.

Le Smyrni, battant pavillon libérien, transporte 135.000 tonnes de brut, a précisé la compagnie, indiquant que «toutes les autorités concernées» avaient été alertées. «Nous n'avons plus de contact avec le navire depuis que les pirates sont montés à bord», a ajouté Dynacom.

La route maritime au large de la Somalie est considérée comme la plus dangereuse du monde. L'an dernier, il y a eu dans cette région environ 230 attaques de pirates.
© 2012 AFP

SÉCURITÉ : Une force d’intervention rapide pour répondre à la situation en Afrique


Le groupement tactique 8 de l’Ouganda
avant son déploiement à Mogadiscio

JOHANNESBOURG, 10 May 2012 (IRIN) - Les crises qui secouent le continent africain ont à la fois favorisé et entravé la formation de la Force africaine en attente (FAA) de l’Union africaine (UA) – une force d’intervention rapide qui pourrait être composée de 30 000 soldats déployés dans le cadre d’opérations allant du maintien de la paix aux interventions militaires directes.

La mise en œuvre de la FAA, initialement prévue en 2010, devrait intervenir en 2015 ; malgré le retard accusé, la FAA est de plus en plus fréquemment impliquée dans les procédures liées aux opérations de sécurité menées par l’UA.

La FAA « est loin d’être opérationnelle », a dit à IRIN Ramtane Lamamra, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine, mais « au niveau politique, elle bénéficie d’un fort soutien, conformément au principe directeur selon lequel il faut des solutions africaines aux problèmes africains ».

Une fois opérationnelle, la FAA se composera de cinq forces régionales qui fourniront chacune 5 000 soldats : la brigade de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADCBRIG), la brigade en attente de l’Afrique orientale (EASBRIG), la brigade de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (ECOBRIG), la Capacité régionale de l’Afrique du Nord (NARC) et la brigade de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (ECCASBRIG), également connue sous le nom de Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC).

Contrairement aux forces nationales, les forces régionales ne constituent pas une armée permanente. Comme le Conseil de paix et de sécurité de la FAA de l’UA le stipule, elles « seront composées de contingents multidisciplinaires en attente, avec composantes civiles et militaires, stationnées dans leurs pays d’origine et prêtes à être déployées rapidement, aussitôt que requis ».

La FAA est un héritage de l’Acte constitutif de l’UA qui a été adopté en 2000 et qui a vu l’UA succéder à l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Contrairement à l’OUA qui fonctionnait selon le principe de la non-ingérence dans les affaires des États membres, l’Acte donnait à l’UA le droit d’intervenir dans les situations de crises et lui donnait l’obligation de le faire « dans certaines circonstances graves, comme les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité ».

M. Lamamra a indiqué que la FAA « prévoit la mise à disposition immédiate des instruments [d’intervention et de prévention] qui doit se traduire par des actes concrets ... lorsqu’ils concernent la mise en application de décisions prises par les organes légitimes de l’Union africaine, comme les cas de changements anticonstitutionnels de gouvernement … ou de rébellions armées, telle la situation du terrorisme dans le nord du Mali ».

La Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) a été citée en exemple de ce que la FAA pourrait être. « Je pense que l’AMISOM constitue un modèle d’apprentissage pour la force en attente. Nous devons tirer les leçons du processus de l’AMISOM – cinq ans de présence effective sur le terrain dans des situations assez difficiles », a dit M. Lamamra.

« La leçon à tirer des actions de l’AMISOM est que les Africains devraient être prêts à faire des sacrifices, et l’Ouganda a démontré avec brio qu’il était prêt à faire des sacrifices pour le bien de l’Afrique ». L’Ouganda était le principal contributeur de troupes à la mission de l’Union africaine qui a soutenu le gouvernement somalien confronté aux rebelles djihadistes.

L’UA a envoyé 14 officiers d’état-major à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, « lors du tout premier déploiement des soldats de la FAA », a dit à IRIN El Gassim Wane, le directeur du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

Un exercice de terrain – l’opération Amani II, mise en œuvre après l’opération d’évaluation Amani I de 2010 – est prévu pour 2014 et trois des cinq brigades devraient y prendre part.

Article 4 (h)

M. Lamamra était convaincu que d’ici 2015 toutes les brigades régionales de la FAA – à l’exception probable de la NARC, en raison des perturbations liées au Printemps arabe – seraient opérationnelles et capables de répondre aux critères de l'Article 4 (h) de l’UA, qui a inspiré le développement international de la doctrine de la responsabilité de protéger (R2P) des Nations Unies.
L’Article 4 (h) présente six scénarios. Le premier prévoit l’envoi d’un conseiller militaire régional dans le cadre d’une mission politique ; le second, une mission d’observation de l’UA dans le cadre d’une mission des Nations Unies ; le troisième, une mission d’observation régionale autonome ; le quatrième, le déploiement d’une force de maintien de la paix régionale au titre du chapitre VI de la Charte des Nations Unies, dans les 30 jours à compter du mandat de l’UA. Le cinquième scénario prévoit des missions multidimensionnelles de maintien de la paix, avec un déploiement dans les 90 jours du mandat de l’UA. Le scénario six concerne les « circonstances graves », comme le génocide, et prévoit un déploiement dans les 14 jours.

M. Lamamra a indiqué que la période 14 jours prévue dans le scénario d’intervention six devrait être ramenée à sept jours. « Par exemple, la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies a été adoptée le 17 mars et l’intervention militaire a débuté le 19 mars – la période de 14 jours aurait été trop longue en matière de protection des populations civiles ».

Dans un article de 2010, « The Role and Place of the African Standby Force within the African Peace and Security Architecture », Solomon Dersso, un chercheur du bureau d’Addis Abeba de l’Institut d’études de sécurité (ISS), un groupe de réflexion basé à Pretoria, note que « l’Article 4 (h) donne non seulement une base légale à l’intervention, mais oblige également l’UA à intervenir pour prévenir ou mettre fin à la perpétration de crimes internationaux aussi monstrueux sur tout le continent ».
Toutefois, l’application du principe de R2P incombe au Conseil de sécurité, tandis que l’application de l’Article 4 (h) incombe à l’UA et ne requiert pas l’accord du Conseil de sécurité.

Le scénario d’intervention six prévu par l’Article 4 (h) n’a pas encore été utilisé par l’UA et M. Dersso a indiqué à IRIN qu’il « doutait sincèrement » que l’article soit invoqué à court terme contre des États membres, car « cela priverait l’UA de tout moyen de pression sur le gouvernement ciblé », et l’UA a déjà « renoncé » à appliquer cet article au Darfour.

Selon lui, la FAA devrait pouvoir respecter le scénario cinq de l’Article 4 (h) d’ici à 2015, mais il a indiqué que le développement des forces régionales s’effectuait à des rythmes différents.

Le développement à deux vitesses des brigades régionales – celles de la CEDEAO et de la SADC sont les plus avancées – n’est pas seulement une conséquence de l’existence des deux blocs régionaux qui abritent les puissances économiques que sont le Nigéria et l’Afrique du Sud, a dit à IRIN El Gassim Wane ; directeur du Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

« La CEDEAO et la SADC ont fait d’immenses progrès, tout comme la brigade de l’Afrique de l’Est, tandis que la NARC au Nord a pris du retard avant de réaliser des progrès, mais la crise libyenne a mis fin à ces avancées », a-t-il dit.

« L’argent a joué un rôle, mais l’argent seul n’explique pas tout. La CEDEAO et la SADC se sont très vite intéressées aux questions relatives aux conflits et à la sécurité, et ont donc eu un avantage dès le début. L’expérience ainsi que la durée de leur implication dans les questions de paix et de sécurité ont certainement joué un rôle majeur », a dit M. Wane.

Alex de Waal, directeur exécutif de la World Peace Foundation, a dit à IRIN que la disponibilité d’une force en attente pourrait altérer les jugements.

« Intrinsèquement, dans la plupart de ces situations, une réponse politique est nécessaire, et si une force en attente est disponible, on peut être tenté d’y recourir, car on a une capacité militaire … Mon inquiétude concernant le Mali, par exemple, est que l’option militaire risque de mener l’UA dans une situation identique à celle de la Somalie, où l’utilisation de la force militaire par les États-Unis et l’Éthiopie il y a cinq ou six ans a eu de graves conséquences. Cela dit - oui, dans une situation où un déploiement de forces de maintien de la paix est nécessaire dans le cadre d’une initiative politique, il est logique d’y avoir recours ».

Alternatives à la FAA ?


Des experts se sont demandé si les 30 000 soldats de la FAA seraient capables de faire face aux crises qui secouent le continent, et l’année 2012 a montré que ces inquiétudes étaient justifiées. Cette année, plusieurs crises ont éclaté en l’espace de quelques semaines : la relation difficile entre le Soudan du Sud et le Soudan s’est détériorée et a entraîné des affrontements à la frontière, le Mali et la Guinée-Bissau ont connu des coups d’états. 

M. Wane a dit que lorsque la FAA serait établie, elle ne serait pas nécessairement la seule option de sécurité à la disposition de l’UA, et que l’opération lancée par quatre pays à l’encontre de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, un mouvement rebelle né dans le nord de l’Ouganda, pourrait constituer un exemple utile à l’avenir.

« Ce n’est pas vraiment une opération de la FAA, car la FAA a son propre processus, et elle n’a pas vraiment été conçue comme une opération de la FAA – elle a été conçue comme un arrangement ad hoc, très flexible visant à renforcer l’efficacité de la réponse à la LRA une fois pour toute. C’est une manière très flexible et créative de répondre à une question de sécurité spécifique … Qui sait ? Nous pourrons la reproduire ailleurs, en cas de problème de sécurité », a-t-il dit.

La force qui s’est opposée à la LRA – composée de soldats de la République centrafricaine (RCA), du Soudan du Sud et de l’Ouganda – l’a déjà combattue par le passé, mais elle est différente, car elle opère sous l’égide de l’UA.

Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale, basé à Libreville au Gabon, a dit à IRIN : « Ce déploiement [contre la LRA] est particulier, il est « autorisé » et non pas « mandaté ».
« Dans le cadre d’un déploiement autorisé, chaque pays répond aux besoins et aux exigences de ses propres troupes sans contribution de l’UA. C’est extrêmement important, car le déploiement peut être considéré comme leur contribution pour mettre fin aux agissements de M. Kony. Le déploiement est très coûteux, L’UA couvre toutefois les besoins des officiers d’état-major – environ trente d’entre eux sont stationnés dans les différents centres de coordination ».

La force de l’UA dispose de trois centres des opérations, situés à Dungu (RDC), Obo (RCA) et Nzara au Soudan du Sud. Son quartier général se trouve à Yambio, au Soudan du Sud.

« L’Initiative de coopération régionale [contre la LRA] implique des changements plus subtils dans la manière dont l’opération est conduite, avec des représentants des quatre pays présents au sein de la structure de commandement à Yambio », qui contourne la question sensible sur le plan politique du refus de la RDC d’accueillir les troupes soudanaises sur son sol, a dit à IRIN Ned Dalby, un expert de l’Afrique centrale de l’International Crisis Group, une organisation non gouvernementale (ONG) qui œuvre en faveur de la résolution des conflits.

En juillet 2005, la Cour pénale internationale a inculpé M. Kony et quatre de ses commandants, Okot Odhiambo, Dominic Ongwen, Raska Lukwiya et Vincent Otti pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. M. Lukwiya et M. Otti ont par la suite été tués, mais les mandats d’arrêt lancés à l’encontre des trois autres hommes n’ont toujours pas été exécutés. La LRA n’opère plus en Ouganda depuis 2006.


Hélicoptère en panne, le SAV européen


récupération de la pièce droppée (crédit : marine néerlandaise)

(BRUXELLES2) Comment faire quand on a un hélicoptère en panne à bord d’un navire le long des côtes somaliennes ? Le capitaine du HLMNS Van Amstel était bien embêté. Lundi son hélicoptère de bord, Lynx, avait dû faire un atterrissage d’urgence, en raison d’une fuite dans le circuit hydraulique. Et sans hélicoptère à bord d’une frégate, la chasse aux pirates devient un peu une chasse à l’aveugle… Encore plus la surveillance des côtes, sa mission.

La solution a été trouvée avec un peu d’astuce et la solidarité de ses homologues européens engagés dans l’opération Eunavfor Atalanta. Un militaire du FHQ logistique de Djibouti est parti chercher la pièce aux Pays-Bas. Une fois revenu, elle a été embarquée dans un avion de patrouille maritime, le P3 Orion espagnol, qui l’a droppée en mer. A charge pour les marins néerlandais de récupérer la pièce. Apparemment, avec succès. Le mécanicien de bord était tout heureux de pouvoir remettre tout en place. En attendant, c’est l’hélicoptère de bord allemand du FGS Berlin qui a apporté différents matériels et équipements tandis que le navire de commandement français, le FS Marne, l’approvisionnait en carburant… Ouf !
Les camps de pirates n’ont désormais plus qu’à bien se tenir. Les Néerlandais ont repris leur mission de surveillance de la côte, voire plus… Des actions plus offensives étant désormais étudiées très concrètement…


Davantage de moyens et de coopération dans la lutte contre la piraterie, demande le Parlement

(BRUXELLES2) La lutte contre la piraterie et ses causes doit constituer « une priorité de l’action de UE ». C’est le sens essentiel du projet de résolution que doit voter cet après-midi (10 mai) le Parlement européen réuni en session plénière (*). Il ne s’agit pas d’une priorité théorique. L’Union européenne a un « intérêt réel », souligne-t-il, à contribuer à la sécurité maritime internationale : 10 000 navires européens traversent chaque année des zones maritimes dangereuses – estime les parlementaires – sans parler des otages et navires entre les mains des pirates.
  • NB : ce projet résulte d’une résolution commune entre les principaux groupes politiques du Parlement (chrétiens démocrates du PPE, sociaux et démocrates S&D, libéraux et démocrates ALDE et conservateurs ECR). Elle résulte d’une initiative des députés de la commission transports : le grec Georgios Koumoutsakos (Nouvelle démocratie / PPE), le belge Saïd El Khadraoui (SPA / S&D), la nationaliste basque , ancienne conseillère municipale de Bermeo, un des ports d’origine des pêcheurs basques dans l’Océan, Izaskun Bilbao Barandica (Parti nationaliste basque / ALDE), et le néerlandais Peter van Dalen (ChristenUnie / ECR). Précisons que Verts et Gue ne se sont pas ralliés à cette résolution demandant des amendements notamment pour s’inquiéter de la militarisation de la lutte contre la piraterie.
Libérer les otages
Les eurodéputés demandent d’ailleurs à la Haute représentante et aux Etats membres « d’envisager d’urgence » des moyens d’obtenir la libération des (191) marins actuellement retenus en otage et, « en parallèle, à assurer la restitution des sept navires détournés ». Il demande aussi « instamment aux États membres de fournir plus de moyens navals » pour assurer la réussite de l’opération Atalanta.

L’impunité des pirates inquiète
« La persistance de l’impunité des actes de piraterie constitue un obstacle à la dissuasion ». Le Parlement regrette « que certains États membres de l’Union européenne disposent de sauvegardes en matière de droit pénal inadéquates ». Il demande aux Etats qui ne l’ont pas encore fait de transposer les instruments internationaux (convention de Montego Bay et convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime). Il se prononce cependant surtout en faveur d’un jugement dans les pays de la région.
Il demande ainsi au Conseil et la Commission de « continuer d’étudier les possibilités de procès dans les pays de la région et à œuvrer en faveur de la mise en place d’un tribunal international spécial pour la lutte contre la piraterie en Somalie et dans les autres États de la région ». La lutte contre le blanchiment des sommes recueillies par les pirates est aussi nécessaire, explique-t-il.

Pour une stratégie européenne de l’emploi de gardes privés
L’emploi de gardes armés privés « constitue une mesure qui ne saurait se substituer au règlement global nécessaire de la menace aux aspects multiples que représente la piraterie » souligne le Parlement. Certains pays ont déjà légiféré sur la question, le Parlement en « prend acte » mais demande à la Commission et au Conseil de définir « une stratégie de l’Union européenne sur l’emploi de personnel armé agréé à bord afin d’assurer une bonne mise en œuvre des initiatives de l’Organisation maritime internationale ».
Les opérations européennes de PeSDC
Plus de moyens pour la mission EUNAVFOR
La mission anti-piraterie existe. Et le Parlement européen s’en félicite. Il demande d’ailleurs à EUNAVFOR d’avoir une action plus active, de répondre « efficacement » à l’utilisation accrue de navires marchands comme « navires ravitailleurs« . Il estime demande « une coordination plus poussée, au titre du mécanisme SHADE, entre l’Union européenne, l’OTAN, les trois principales opérations de lutte contre la piraterie dans la région (EUNAVFOR, CTF‑150/151 et TF‑508 Ocean Shield de l’OTAN) et les diverses forces navales internationales « afin d’éviter tout doublon inutile ».

Et davantage de coopération
Il souhaite également une meilleure « coopération » avec Europol et Interpol comme avec l’Agence européenne de sécurité maritime. Les États membres devraient « autoriser (l’Agence) à fournir les données (d’identification et de suivi à distance LRIT) précises et les images satellite (des navires battant pavillon de l’Union européenne) qui croisent dans cette zone à EUNAVFOR ».

Revoir les règles de commandement
Avec la mise en place de l’Ops Center pour la Corne de l’Afrique, le Parlement estime que certaines dispositions de commandement des opérations EUNAVFOR Atalanta et EUTM Somalia sont obsolètes. Il demande donc « une révision des dispositions de commandement qui régissent actuellement les opérations EUNAVFOR Atalanta et EUTM Somalia ».
Capacités maritimes de la région, des patrouilleurs, des sous
Il faut « tout mettre en œuvre » pour que la mission « Eucap Nestor » de renforcement des capacités maritimes régionales « soit déployée l’été prochain dans cette région » souligne la résolution (lire également : 3,5 missions de la PeSDC dans les startings block). Mais la formation n’est pas tout. Les Etats devraient  « aussi fournir une assistance substantielle à la mission et à la région, avec notamment des patrouilleurs maritimes ».
Cette mission est complémentaire d’autres actions menées par la Commission notamment le projet Marsic visant à sécuriser les voies maritimes importantes. Et le projet Mase, mené par les pays de l’Est et du Sud de l’Afrique et de l’océan Indien, projet auquel le Parlement souhaite que l’Union européenne affecte une « subvention de démarrage » de 2 millions d’euros.