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Somalie : une attaque-suicide des shebab fait au moins six morts

01/05/2012
 
Somalie : une attaque-suicide des shebab fait au moins six morts
afp.com/Mohamed Abdiwahab

MOGADISCIO - Au moins six personnes, dont deux députés, ont été tuées mardi dans une attaque-suicide revendiquée par les rebelles islamistes shebab à Dhusamareb, dans le centre de la Somalie, a-t-on appris auprès d'un responsable local et de témoins.

"L'explosion a frappé un hôtel en ville et a tué plusieurs personnes," a affirmé Mohamed Abudlahi Moalim, un important chef de la milice anti-shebab Ahlu Sunna wal Jamaa, qui contrôle la zone.

"Deux députés et quatre civils ont été tués", a précisé un témoin, Mohamud Ibrahim. Deux autres députés ont été blessés, a-t-il ajouté, précisant qu'un kamikaze s'était fait exploser pendant le déjeuner des victimes.

Selon un autre témoin, Hassan Abdulle, les députés étaient venus discuter de la mise en place d'une administration locale.

"C'était une attaque contre l'ennemi," ont revendiqué les shebab, un mouvement intégré à Al-Qaïda et qui ont juré par perte des autorités somaliennes de transition soutenues par la communauté internationale, dans une déclaration mise en ligne sur le site pro-shebab Shebab Somalimemo.com.

Dhusamareb est une ville stratégique de la région centrale de Galgadud, reprise en mars par Ahlu Sunna wal Jamaa aux shebab.

L'attaque intervient le jour même où l'ONU, l'Union africaine (UA) et l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), se sont dite "extrêmement préoccupées" par les effort déployés par certains pour faire dérailler la "feuille de route" signée en septembre pour, enfin, tenter de restaurer une autorité centrale en Somalie.

"La feuille de route continue d'être menacée par des actes d'individus et de groupes à l'intérieur et à l'extérieur de la Somalie, qui s'évertuent à saper le fragile processus que nous avons collectivement établi ces derniers mois," ont-elles dit dans une rare déclaration commune.

"Nous sommes allés trop loin, et trop est en jeu, pour que nous laissions le processus déraper, au moment précis où la meilleure chance de paix en des décennies se présente pour la Somalie," ont poursuivent l'ONU, l'UA et l'Igad, organisation est-africaine dont l'une des missions est de maintenir la paix.

Les autorités somaliennes de transition, des dirigeants de régions plus ou moins autonomes du pays et des milices comme Ahlu Sunna wal Jamaa ont signé en septembre un accord pour la formation d'un nouveau gouvernement d'ici au 20 août. Une nouvelle constitution doit être adoptée et un nouveau Parlement désigné.

La Somalie est sans gouvernement effectif, en état de guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre en 1991.

Depuis cette date, le pays s'est fragmenté et le chaos a favorisé l'émergence de groupes rebelles comme les shebab, de seigneurs de guerre et groupes de pirates qui contrôlent de plus ou moins grandes partie du territoire.

Les tentatives pour restaurer un véritable Etat ont jusqu'ici échoué les unes après les autres.

La capitale Mogadiscio, dont se sont retirés les shebab en août dernier, reste, elle, l'une des capitales les plus dangereuses au monde, régulièrement le théâtre d'attaques aux véhicules piégés.

Ce mardi, deux personnes y sont encore mortes dans l'explosion de leur voiture, chargée d'explosifs, a-t-on appris auprès d'un policier et de témoins, qui n'ont pas pu préciser s'il s'agissait d'une attaque-suicide ou non.

Selon le policier, il n'était pas clair si les deux victimes étaient ou non au courant de la présence d'explosifs dans le véhicule.

Par
1er mai 2012

(BRUXELLES2)

Etat de la flotte européenne anti-piraterie
La force européenne compte actuellement une dizaine de bâtiments : trois français (le bâtiment de commandement et de ravitaillement Marne, le Guépratte et le Nivôse), deux espagnols (la frégate Reina Sofia F-84 et la corvette Infanta Elena), un allemand (un navire ravitailleur FGS Berlin), un italien (ITS Scirocco), un néerlandais (HNLMS Van Amstel, F-831), un portugais (le NRP Corte Real). Il est renforcé temporairement par les bâtiments français de la mission de formation « Jeanne d’Arc » – le BPC Dixmude (L-9015) et le Georges Leygues (D-640). Au niveau aérien, il comprend un nombre conséquent d’avions, cinq en tout : un P3 Orion allemand, un Casa CN 235 espagnol, un Atlantique 2 français, deux Swearingen Merlin luxembourgeois – basés aux Seychelles.

Tentative en mer rouge et dans le détroit d’Ormuz
Deux navires marchands ont été la tentative d’attaques de pirates. Le premier a été approché, dimanche (29 avril), alors qu’il naviguait dans le sud de la mer rouge (12° Nord et 42 est) par trois skiffs de couleur gris, remplis d’hommes en armes. Le second l’a été, le 30 avril, dans le détroit d’Ormuz entre l’Iran et les Emirats arabes unis ; les pirates ont tenté de s’en prendre au tanker koweïtien Al Riqqa (de la KOTC Koweït Oil Tanker Company) et l’équipage a repoussé l’attaque a précisé son propriétaire à l’agence Kuna.

La frégate Guépratte dans l’Océan indien
La frégate française Guépratte (F-714) a pris le relais de sa frégate soeur Aconit (F-713) dans l’Océan indien au sein de la force anti-piraterie de l’UE (Eunavfor Atalanta). Lors de son engagement, la frégate Aconit et son équipage ont neutralisé deux groupes de pirates les 27 mars et 7 avril derniers, précise-t-on à l’Etat-Major français des armées.

Peine de mort pour les pirates en Inde
La nouvelle loi anti-piraterie présentée au parlement indien, mardi, punit d’emprisonnement à vie tout acte de piraterie, et de la peine de mort si l’acte a causé la mort d’une personne. Cette loi s’applique à tout acte commis dans la zone économique exclusive (jusqu’à 200 miles des côtes). La tentative, l’aide ou la complicité de pirates peuvent être punies d’une peine jusqu’à 14 ans de prison et d’une amende. Le code pénal indien souffrait d’une lacune : la piraterie n’était pas en soi réprimée. La loi ne se contente pas de fixer les peines, nous apprend le Times of India, elle prévoit aussi des sessions spéciales des tribunaux, de procédure rapide, pour l’extradition.

Source: bruxelles2


Plusieurs organisations s'inquiètent de la situation en Somalie

Plusieurs organisations s'inquiètent de la situation en Somalie

Face aux violences qui continuent de frapper la Somalie, l'ONU, l'Union africaine et l'organisation est-africaine Igad dénoncent les ennemis de la paix qui menacent la feuille de route destinée à sortir le pays de l'impasse politique.

Par Dépêche (texte)
 
AFP - Des ennemis de la paix menacent le fragile processus destiné à sortir la Somalie de plus de 20 ans de guerre civile, mettent ensemble mardi en garde l'ONU, l'Union africaine (UA) et l'organisation est-africaine Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement).

Dans un rare communiqué commun, les trois organisations se disent "extrêmement préoccupées" par les effort déployés par certains --qu'elles ne nomment pas-- pour faire dérailler la "feuille de route" signée en septembre pour, enfin, tenter de restaurer une autorité centrale dans le pays.

"La feuille de route continue d'être menacée par des actes d'individus et de groupes à l'intérieur et à l'extérieur de la Somalie, qui s'évertuent à saper le fragile processus que nous avons collectivement établi ces derniers mois," disent-elles.

"Nous sommes allés trop loin, et trop est en jeu, pour que nous laissions le processus déraper, au moment précis où la meilleure chance de paix en des décennies se présente pour la Somalie," poursuivent l'ONU, l'UA et l'Igad, organisation est-africaine dont l'une des missions est de maintenir la paix.

Les autorités somaliennes de transition et des dirigeants de différentes régions du pays --dont ceux de régions autonomes comme le Puntland mais pas de celle auto-proclamée indépendante du Somaliland-- ont signé, en septembre, un accord pour la formation d'un nouveau gouvernement d'ici au 20 août.

Une nouvelle constitution doit aussi être adoptée et un nouveau Parlement désigné.

La Somalie est sans gouvernement effectif, en état de guerre civile depuis la chute du président Siad Barre en 1991. Depuis cette date, le pays s'est fragmenté et les tentatives pour restaurer un véritable Etat ont échoué les unes après les autres.

Le chaos a favorisé l'émergence de groupes rebelles comme les insurgés islamistes shebab, dont les autorités de transition tentent aujourd'hui de venir à bout avec l'aide de la communauté internationale, mais aussi de seigneurs de guerre et groupes de pirates qui contrôlent de plus ou moins grandes partie du territoire.

URL Source : http://www.france24.com/fr/20120501-communaute-internationale-somalie-onu-ua-igad-violences-paix

Attentat - Les présidents de la fédération de football et du comité national olympique de Somalie tués

Mercredi 04 Avril 2012

Six personnes au moins, dont les présidents de la fédération de football et du comité national olympique de Somalie, ont trouvé la mort dans un attentat à la bombe perpetré par les islamistes d'Al Chabaab, mercredi, contre le théâtre national de Mogadiscio.


L'attentant visait apparemment le Premier ministre qui est sorti indemne.
Selon un médecin de l'hôpital Madina, deux ministres et un député font partie des blessés.

Des témoins ainsi que la force de paix de l'Union africaine (Amisom), qui se bat contre les Chabaab, disent qu'une femme kamikaze a apparemment déclenché l'explosion.

Cette dernière s'est produite alors que le chef du gouvernement prononçait un discours dans ce bâtiment rouvert en grande pompe le 19 mars après avoir été fermé pendant des décennies en raison de la guerre civile et des violences.

"On dénombre jusqu'ici six morts et dix blessés, surtout des civils.L'explosion a eu lieu au moment où le Premier ministre s'adressait à l'assistance, mais il n'a pas été touché", a dit Prosper Hakizimana, porte-parole adjoint de l'Amisom.

Un journaliste de Reuters a constaté que des corps jonchaient le sol du théâtre.

Des ambulances emmenaient les victimes dans les hôpitaux de la capitale somalienne.

(...)

URL Source : http://www.babnet.net/festivaldetail-47819.asp

CVR-T SCORPION Véhicule de Reconnaissance blindé FV101

CVR-T Scorpion lors de l'arrivée dans la marine base aux "Marolles"
(photo personnelle)

Le Scorpion est la monture des unités de reconnaissance de l’Armée Britannique depuis 1971 et a été aussi celle de diverses autres armées comme de l'Armé Belge qui en a utilisé un grand nombre au coté des Scimitar

Le rôle dévolu à ces engins est celui de procurer aux PC des informations en temps réels sur l’ennemi,mais ils doivent être également capable d'harceler celui-ci et de le fixer. Pour ce rôle le Scorpion peut compter sur son canon de 76mm.


Un 'Sco" en position près de l'entrée du cantonement à l'entrée de Jilib
(photo personnelle)

Les lance-pots fumigènes (LP) de la tourelle sont de deux types 6 lance-grenades (3X2) pour les premières versions, 8(4X2) pour les plus récentes (par contre les engins belges et ceux affectés à la RAF sont toujours à 8 tubes LP. Après la Somalie, la disposition sera modifié sur les véhicules belges. Les LP seront sur une ligne horizontale de chaque côté du canon, sur l'avant de la tourelle alors que sur les Scorpion britanniques les 4 LP sont regroupés en « grappes »

La tourelle
Elle concentre toute la puissance de feu du véhicule, ses moyens de communications et 2 membres d’équipage. Elle est anguleuse .Elle possède un gros coffre de nuque, des petits coffres tout autour, ainsi qu'un spot IL (Intensificateur de Lumière) sous blindage à droite du canon. Un canon de 76 mm . La Tourelle possède aussi en armement coaxial une mitrailleuse 7.62mm MAG.


Le Châssis
C’est le même que celui du Scimitar
Il abrite le chauffeur qui se trouve à l avant gauche avec le GMP (Groupe Moteur Propulseur) à l'avant-droit. Le blindage peut résister aux armes de petit calibre et aux grenades.
Le pot d’échappement court le long du flanc droit et débouche sur l’arrière du châssis
Il possède un train de roulement à 5 galets avec le barbotin à l avant et la roue tendeuse à l’arrière
Le Scimitar possède aussi une protection NRBC lui donnant une autonomie de 48 heures


Scorpion en patrouille dans Kismayo en '93 pendant UNOSOM II (DGIPr)

Mobilité
C’est un des atouts du Scorpon. Son poids ainsi que sa très basse pression au sol lui permettent de se mouvoir dans tous types de terrains. De plus cet engin très rustique ne nécessite pas une logistique importante comme celle qui doit suivre les moyens plus lourds. Son moteur Jaguar, dans l'armée britannique, à essence identique à celui des voitures civiles a été remplacé par un Cummins diesel.



Caractéristiques


Constructeur Alvis
Equipage 3
Poids 7.8 T
Longueur 4.9m
Largeur 2.2m
Hauteur 2.1m
Motorisation Jaguar J60 6 cylindres remplacé par le Cummins BTA 5.9 diesel
Vitesse 80 kms/h

Armement principal

Le Scorpion est équipé, à l'exception des versions en 90 mm (voir plus bas), d'un canon de 76 mm d'une portée de 1 600 m contre les blindés légers et de 2 200 m contre les personnels. Il peut emporter 40 obus en phase de combat (33 pour la version en 90 mm)

Armement secondaire

  • Mitrailleuse de 7,62 mm coaxiale emportant 3 000 cartouches
  • Lance-pots fumigènes : 1 série de 4 lance-pots de chaque côté de la tourelle

Équipement

Le Scorpion est équipé pour combattre en ambiance NBC. Il est aussi équipé d'un système de visée avec intensificateur de lumière

Somalie : parade militaire pour les 52 ans de l’armée

VIDEO

25/04/2012
Al – Qarra – Près de 52 ans après son indépendance, le gouvernement et les militaires somaliens ont souhaité marquer cet anniversaire par une parade militaire malgré l’instabilité qui règne.


Les hommes et les femmes qui ont défilé dans l’uniforme vert traditionnel, sont une partie de l’armée reconstituée, qui avait volé en éclat depuis près de 20 ans.

Cette démonstration vise à montrer qu’en dépit d’une situation précaire en termes de sécurité, le pays est sur la bonne voie.

Régulièrement l’armée somalienne a besoin de l’aide de ses voisins pour parvenir à lutter contre les militants shebbab liés aux organisations terroristes.

En dépit de cela le premier ministre Abdi Wali Mohamed Ali s’est voulu confiant :
« Nous sommes vraiment reconnaissant de pouvoir célébrer notre anniversaire militaire à Mogadiscio après avoir défait notre ennemi dans notre ville »

Le président somalien Sheikh Sharif Ahmed a invité le peuple à soutenir l’armée dans sa lutte :
« Ce que nous avons vu là c’est le développement de nos forces militaires et ça n’a pas été simple parce que beaucoup d’hommes et de femmes ont perdu la vie pour permettre ce que nous voyons aujourd’hui »

Le défilé des forces militaires ne fait cependant pas oublier que la Somalie reste aujourd’hui ravagée par la guerre civile et que depuis 1991, plus de 300 000 somaliens en sont morts.

Plus de 150 000 réfugiés somaliens à Dollo Ado en Ethiopie

Articles d'actualité, 27 avril 2012
© HCR/G.Puertas
Réfugiés somaliens dans le centre de transit aride de Dollo Ado.
 
NAIROBI, Kenya, 27 avril (HCR) – Le HCR a indiqué vendredi que des pluies diluviennes ont frappé les camps de réfugiés en Somalie, en Ethiopie et au Kenya. Elles ont endommagé des tentes et les routes sont inondées, ce qui entrave l'acheminement de l'aide. La population dans les camps de réfugiés au sud de l'Ethiopie s'élève désormais à plus de 150 000.

« Ces dernières semaines, Dollo Ado dans le sud de l'Ethiopie a reçu environ 450 nouveaux réfugiés somaliens par semaine en moyenne. Plus de 8 500 d'entre eux ont déjà été enregistrés cette année. La population réfugiée dans les cinq camps de la zone dépasse maintenant les 150 000 personnes », a indiqué un porte-parole du HCR.

Les nouveaux arrivants continuent à citer l'insécurité à l'intérieur de la Somalie comme principal motif de leur fuite en exil. Récemment, certains réfugiés ont expliqué avoir fui par crainte d'un recrutement ou d'une conscription forcés. D'autres citent sur de potentiels meurtres de représailles suite au renouveau des combats. Ces circonstances, combinées avec la famine de l'année dernière en Somalie, ont entamé les mécanismes traditionnels de résistance des populations locales et les ont forcés à chercher asile de l'autre côté de la frontière.

Parallèlement, des pluies diluviennes à la mi-avril ont endommagé 700 tentes à Dollo Ado. Auparavant, le personnel du HCR avait commencé à identifier les réfugiés dont les abris auraient besoin d'être renforcés contre la pluie. Les employés du HCR avaient commencé à distribuer des milliers de bâches en plastique dans les différents camps il y a deux semaines. Ils fournissent des tentes de remplacement à un petit nombre de familles dont les abris ont été complètement détruits par le vent et la pluie.

L'accès à la route vers l'un des camps, Hilaweyn, a été inondé. Ceci a ralenti la fourniture de services, incluant l'approvisionnement en eau. Le HCR a rencontré des partenaires pour faire réparer la route et rétablir l'accès au camp. La seule piste d'atterrissage de Dollo Ado par temps sec a été également hors service durant une partie de la semaine. Elle est de nouveau utilisable. Les convois routiers continuent durant la saison des pluies, pour complémenter voire remplacer l'acheminement par voie aérienne quand c'est nécessaire.

Au nord-est du Kenya, le complexe de réfugiés de Dadaab a été également affecté par les dernières pluies. Depuis la mi-avril, le HCR distribue des bâches en plastique et des tentes aux réfugiés dont les abris ont été endommagés ou détruits par les précipitations.

« Notre personnel continue à distribuer des bâches et d'autres biens de secours, en donnant la priorité aux réfugiés les plus vulnérables et ceux dont les maisons ont été endommagées par les pluies. Le HCR et ses partenaires travaillent également à réduire l'effet d'inondations potentielles. Des évaluations des besoins et des programmes d'aide ont été développés, mais des contraintes budgétaires en entravent la mise en œuvre », a indiqué le porte-parole du HCR, Adrian Edwards.

Par anticipation des cas de paludisme, les partenaires du HCR dans le domaine de la santé ont commencé à distribuer des moustiquaires traitées à l'insecticide. 220 000 moustiquaires seront distribuées dans les quatre prochaines semaines dans les camps d'Ifo, Dagahaley et Hagadera, accompagnées de sessions de démonstrations et d'information sur leur utilisation et leur entretien. Le complexe de réfugiés de Dadaab accueille actuellement plus de 464 000 réfugiés, originaires pour la plupart de Somalie.

Des décennies de conflit et de sécheresse ont poussé près de 983 000 réfugiés somaliens dans les pays de la région. La plupart d'entre eux sont hébergés au Kenya, au Yémen et en Ethiopie. Par ailleurs, 1,36 million de Somaliens sont déplacés internes dans leur pays.

Par Vivian Tan à Nairobi, Kenya

URL Source : http://www.unhcr.fr/4f9aa22dc.html

avril 26, 2012

Incoming African Union Mission in Somalia (AMISOM) Force Commander Lt. Gen Andrew Gutti (middle-back) views surrounding terrain from the roof of Mogadishu University. Along with current Force Commander Maj. Gen Fred Mugisha, Lt. Gen. Gutti (front) visited AMISOM bases in Maslah Town, Mogadishu University and the recently taken strategic area of Deynille as part of an orientation tour of AMISOM’s area of operations where he was briefed by senior officers and commanders from the AU Mission’s Burundian and Ugandan contingents. AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.

Immigration clandestine dans la Corne de l’Afrique; Djibouti, lieu de transit

Les flux migratoires clandestins de la région ont nourri les débats entre les participants du colloque qui s’est tenu hier sous l’égide du Ministère de l’Intérieur dans les locaux de l’institut français Arthur Rimbaud.
Sujet d’actualité brûlant: l’immigration clandestine régionale était la thématique centrale qui s’est ouvert hier au sein de l’institut français Arthur Rimbaud, sis à Djibouti ville.
Placé sous l’égide du Ministère de l’Intérieur, l’évènement a regroupé sur place le secretaire géneral du Ministère de l’Intérieur, Dini Mohamed Bourhan, l’ambassadeur de France accrédité à Djibouti, René Forceville, de l’attaché culturel, Jean-François Bretton, des universitaires nationaux et plusieurs de leurs homologues issus du reste de la région et du monde.
Autant d’observateurs avisés se sont penchés sur les flux migratoires qui prennent des proportions alarmantes au fil des années dans la Corne de l’Afrique.
Chiffres à l’appui, on recense 12.454 personnes migrantes au Yémen pour le seul mois de février 2012, dont 84% d’Ethiopiens et 16% de somaliens, contre 7708 personnes au même mois de l’année 2011 selon les conclusions d’un récent rapport régional.
Ces statistiques parlent d’elles-mêmes. Elles ont alimenté les discussions entre les participants du colloque autour des véritables motivations, du traitement légal et humain des candidats à l’exil de plus en plus nombreux qui sont de passage sur nos contrées.
Les uns fuient les conflits et les autres la précarité pour se rendre sous des cieux plus cléments. Pour le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, il est indéniable que Djibouti est confronté depuis quelques années au passage d’une marée envahissante de migrants en provenance des régions frontalières de nos voisins immédiats qui veulent gagner les eldorados de la péninsule arabique au prix parfois de leurs vies.
‘’Il est évident que leur présence sur notre sol est un lourd fardeau avec son lot de nuisance, de dégradation et d’insalubrité qui en découlent pour la sécurité et l’environnement’’ a affirmé le haut fonctionnaire.
Il a aussi mis en exergue les refoulements quasi-quotidiens des migrants illégaux vers leurs pays d’origine. ‘’Beaucoup de ces réfractaires s’organisent pour revenir en un laps de temps sur le territoire national avec l’aide des réseaux mafieux transfrontaliers’’ a-t-il indiqué en substance.
Cela dit, Dini Mohamed Bourhan s’est déclaré confiant en les recommandations issues des débats entre les éminents intervenants de ces assises qui seront porteuses d’une meilleure visibilité des causes et traçabilité des réseaux mafieux à l’origine de ce fléau devenu planétaire.
De son côté, l’ambassadeur de France accrédité à Djibouti a mentionné le caractère délicat de l’immigration.
D’où sa priorité personnelle et celle des autres acteurs de la coopération française qui est de mieux cerner un phénomène qui préoccupe de plus en plus d’institutions régionales et internationales sans polémique ni ingérence dans les affaires de politique nationale.
Une pareille mise au point souligne assez le cadre des débats entre les participants du colloque qui ont entamé hier des discussions autour de divers aspects des flux migratoires massifs auxquels Djibouti, une destination de transit, fait face ces dernières années.


Corne de l'Afrique : des pluies diluviennes frappent les camps de réfugiés - HCR





Des réfugiés somaliens à Dollo Ado, en Ethiopie.


27 April 2012

Des pluies diluviennes ont frappé les camps de réfugiés en Somalie, en Ethiopie et au Kenya, endommageant des tentes et inondant les routes, ce qui entrave l'acheminement de l'aide, a indiqué vendredi le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Ces pluies diluviennes ont endommagé 700 tentes à Dollo Ado, dans le sud de l'Ethiopie. Auparavant, le personnel du HCR avait commencé à identifier les réfugiés dont les abris auraient besoin d'être renforcés contre la pluie.

« Les employés du HCR avaient commencé à distribuer des milliers de bâches en plastique dans les différents camps il y a deux semaines. Ils fournissent des tentes de remplacement à un petit nombre de familles dont les abris ont été complètement détruits par le vent et la pluie », a dit un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève.

L'accès à la route vers l'un des camps, Hilaweyn, a été inondé. Ceci a ralenti la fourniture de services, incluant l'approvisionnement en eau. Le HCR a rencontré des partenaires pour faire réparer la route et rétablir l'accès au camp. La seule piste d'atterrissage de Dollo Ado par temps sec a été également hors service durant une partie de la semaine. Elle est de nouveau utilisable. « Les convois routiers continuent durant la saison des pluies, pour complémenter voire remplacer l'acheminement par voie aérienne quand c'est nécessaire », a dit Adrian Edwards.

Ces dernières semaines, Dollo Ado a reçu environ 450 nouveaux réfugiés somaliens par semaine en moyenne. Plus de 8.500 d'entre eux ont déjà été enregistrés cette année et la population réfugiée dans les cinq camps de la zone dépasse maintenant les 150.000 personnes.

« Les nouveaux arrivants continuent à citer l'insécurité à l'intérieur de la Somalie comme principal motif de leur fuite en exil. Récemment, certains réfugiés ont expliqué avoir fui par crainte d'un recrutement ou d'une conscription forcés. D'autres citent sur de potentiels meurtres de représailles suite au renouveau des combats. Ces circonstances, combinées avec la famine de l'année dernière en Somalie, ont entamé les mécanismes traditionnels de résistance des populations locales et les ont forcés à chercher asile de l'autre côté de la frontière », a dit le porte-parole du HCR.

Au nord-est du Kenya, le complexe de réfugiés de Dadaab a été également affecté par les dernières pluies. Depuis la mi-avril, le HCR distribue des bâches en plastique et des tentes aux réfugiés dont les abris ont été endommagés ou détruits par les précipitations. « Notre personnel continue à distribuer des bâches et d'autres biens de secours, en donnant la priorité aux réfugiés les plus vulnérables et ceux dont les maisons ont été endommagées par les pluies. Le HCR et ses partenaires travaillent également à réduire l'effet d'inondations potentielles. Des évaluations des besoins et des programmes d'aide ont été développés, mais des contraintes budgétaires en entravent la mise en œuvre », a expliqué M. Edwards.

En anticipation des cas de paludisme, les partenaires du HCR dans le domaine de la santé ont commencé à distribuer des moustiquaires traitées à l'insecticide. 220.000 moustiquaires seront distribuées dans les quatre prochaines semaines dans les camps d'Ifo, Dagahaley et Hagadera, accompagnées de sessions de démonstrations et d'information sur leur utilisation et leur entretien. Le complexe de réfugiés de Dadaab accueille actuellement plus de 464.000 réfugiés, originaires pour la plupart de Somalie.

Des décennies de conflit et de sécheresse ont poussé près de 983 000 réfugiés somaliens dans les pays de la région. La plupart d'entre eux sont hébergés au Kenya, au Yémen et en Ethiopie. Par ailleurs, 1,36 million de Somaliens sont déplacés internes dans leur pays.