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Soldiers of the Somali National Army (SNA)

Soldiers of the Somali National Army (SNA) on a truck with a ZU-23.

SOMALIA, Afgoye: In a photograph released by the African Union-United Nations Information Support Team 24 May, soldiers of the Somali National Army (SNA) gesture as they cross agricultural farmland near the outskirts of the town of Afgoye, located to the west of the country's capital Mogadishu.
AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.

A joint AMISOM and Somali National Army (SNA) operation


SOMALIA, Deyniile: In a handout photograph released by the African Union-United Nations Support Team, a soldier serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM) looks on as an earth mover clears ground for a mortar team 22 May, during a joint AMISOM and Somali National Army (SNA) operation to seize and liberate territory from the Al-Qaeda-affiliated extremist group Al Shabaab. AMISOM Force Commander Lt. Gen Andrew Guti today announced the beginning of 'Operation Free Shabelle' aimed at bringing security and econonic revival to the 400,000 people of the Afgoye Corridor and beyond in the Lower Shabelle region of Somalia, located to the south and west of the country's capital Mogadishu.
AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.

Combat Pirates Somaliens vs Russes

Afgoye, located to the west of the country's capital Mogadishu.


SOMALIA, Afgoye: In a photograph released by the African Union-United Nations Information Support Team 24 May, Ugandan soldiers serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM) pass through thicket near the outskirts of the town of Afgoye, located to the west of the country's capital Mogadishu.
AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.

SOMALIA, Afgoye


SOMALIA, Afgoye: In a photograph released by the African Union-United Nations Information Support Team 24 May, Ugandan soldiers serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM) and Somali National Army (SNA) troops pass over open ground near the outskirts of the town of Afgoye, located to the west of the country's capital Mogadishu.
AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.
 

Tank of the African Union Mission in Somalia


SOMALIA, Shabelle: In a photograph released by the African Union-United Nations Information Support Team, a tank of the African Union Mission in Somalia (AMISOM) advances forward 23 May as a battle group prepares to cross bushland west of Deynile, in an area north-west of the Somali capital Mogadishu.
AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.

Somalie: avec les Casques verts, au cœur de la guerre

REPORTERS: La capitale somalienne, Mogadiscio, sest transformée en champ de bataille entre les insurgés islamistes radicaux et larmée. La force africaine de paix se trouve souvent au centre des combats. FRANCE 24 a suivi lun de leur convoi.

escorts Somali President


An African Union tank, left, escorts Somali President Sheikh Sharif Sheikh Ahmed traveling in the military armored car, right, near Elasha Biyaha outside Mogadishu Somalia. Tuesday May 29, 2012 .The spokesman for the African Union force in Somalia says that militants ambushed a convoy of vehicles carrying Somalia's president but that the attack was repelled. Lt. Col. Paddy Ankunda said Tuesday's attack against the president's convoy happened as the president was traveling from the newly liberated town of Afgoye back to Mogadishu. African Union and Somali troops took control of Afgoye, 30 kilometers (20 miles) outside of Mogadishu, over the weekend. (AP Photo/Farah Abdi Warsameh)
 
Source: MP.net
 

Après des décennies de guerre, Mogadiscio en plein boom de la construction

- Publié le 04/06/2012

"Les gens reconstruisent leurs maisons," confirme le porte-parole du gouvernement Abdurahman Omar Osman. "La diaspora somalienne revient pour aider (...) Les commerces rouvrent."
"Les gens reconstruisent leurs maisons," confirme le porte-parole du gouvernement
Abdurahman Omar Osman. "La diaspora somalienne revient pour aider (...)
Les commerces rouvrent."

Peu avant sa chute, l'ex-président somalien Mohamed Siad Barre avait promis, s'il était chassé du pouvoir, de laisser Mogadiscio comme il l'avait trouvée en arrivant : réduite à une route. Il ferait du reste un champ de ruine.

En 1991, Siad Barre allait prendre la fuite sans détruire la capitale somalienne. Mais les décennies de guerre civile et de chaos politique qui allaient suivre feraient le travail, défigurant l'élégante ville du bord de mer et son héritage architectural colonial italien.

Aujourd'hui, 21 ans plus tard et huit mois après l'abandon par les insurgés islamistes shebab de leurs principales positions en ville, la vie reprend pourtant peu à peu son cours à Mogadiscio, et l'immobilier est en plein boom.

Dans les rues de la capitale, qui servaient l'an dernier encore de ligne de front entre les shebab et l'armée somalienne soutenue par la force de l'Union africaine dans le pays (Amisom), la sécurité reste un problème, reconnaît un promoteur, Ahmed Cheick Gure.

Mais "les gens ont décidé qu'ils voulaient reprendre une vie normale," poursuit-il. "Les gens reconstruisent leurs immeubles en ruine," affirme-t-il en montrant un chantier de construction.

Les cicatrices des années de guerre restent visibles. Des centaines de milliers de personnes, déplacées, vivent encore à Mogadiscio dans des abris de fortune, souvent faits de branchages et bouts de plastiques.

Certains ont trouvé refuge dans des carcasses de bâtiment, comme dans la symbolique cathédrale de Mogadiscio, construite du temps de la colonisation italienne et utilisée par les shebab comme champ d'entraînement au tir.

Mais dans le marché de Bakara, célèbre pour avoir abrité la ligne de front et coeur économique de Mogadiscio, les traces des affrontements peu à peu s'estompent.

"Vous ne pensez même plus qu'il y a eu la guerre ici," poursuit M. Gure. "Dieu merci, parce que les gens ont la possibilité de reconstruire."

"Les gens reconstruisent leurs maisons," confirme le porte-parole du gouvernement Abdurahman Omar Osman. "La diaspora somalienne revient pour aider (...) Les commerces rouvrent."

Un peintre en bâtiment, Adan Sharif, le confirme: "nous ne chômons pas ces jours-ci". "Toutes les quatre ou cinq semaines, nous sommes appelés pour un nouveau chantier," dit-il.

La reconstruction coûte cher, mais ceux qui peuvent se le permettre repeignent, comblent les impacts de balles, de grenades.

Spéculation
"La plupart des bâtiments dans notre quartier ont été rénovés ces dernières semaines et sont bien maintenant, le coin n'a plus des airs de lendemain de guerre," témoigne Fadumo Moalim, mère de huit enfants du district de Wardhigley.

"Vous ne pouvez pas imaginer combien nous avons dû dépenser," renchérit Abdulkadir Saleban, un épicier, en regardant des ouvriers réparer son magasin. Mais impossible, dit-il, d'obtenir la moindre compensation financière pour les dégâts subis.

La question financière est d'autant plus problématique qu'une spéculation, déjà, s'est installée. "Acheter des terrains est très difficile ces jours-ci, en raison de la hausse des prix," avance un autre promoteur, Abdukadir Bashir.

Le dilemme commence à être le même à la location.

"Les maisons sont devenues très, très chères -- une chambre qui se louait 10 dollars (par mois) (...) se loue aujourd'hui dans les 40 dollars," explique un agent immobilier, Mohamed Abdullahi.

Acheter un bout de terre n'est donc pas simple, et reste un pari sur l'avenir : personne ne peut prédire la situation sécuritaire dans Mogadiscio dans les prochains mois.

Pris en étau dans tout le centre et le sud somaliens par une offensive militaire régionale -- les armées kényane et éthiopienne y interviennent contre eux depuis fin 2011 --, les shebab nient tout affaiblissement.
Ils affirment avoir en fait revu leur stratégie et continuent de mener des attaques de type guérilla, comme des attentats au véhicule piégé, à Mogadiscio notamment.

"Ce qu'on construit aujourd'hui peut facilement être détruit demain", admet ainsi M. Bashir.

URL Source : http://www.lepoint.fr/monde/apres-des-decennies-de-guerre-mogadiscio-en-plein-boom-de-la-construction-04-06-2012-1469016_24.php