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La guerre de l’Ogaden (1977-1978) : un conflit régional éclipsé par la guerre froide (1/3)

Source: Alliance Geostrategique



La guerre de l’Ogaden est d’abord un conflit frontalier opposant la Somalie du général Siad Barre à l’Ethiopie du colonel Mengistu, entrée en révolution en 1974. Elle trouve son origine dans des problèmes anciens concernant les délimitations de frontières au moment de la décolonisation. Elle est aussi provoquée par une opportunité qu’a saisie Siad Barre : celle du chaos et de la désorganisation supposée de l’Ethiopie, secouée par une révolution, et qui doit permettre aux Somaliens de reprendre la province de l’Ogaden. Elle marque surtout un renversement spectaculaire de la position de l’URSS, qui a soutenu jusque là le régime somalien, et qui va désormais appuyer l’Ethiopie agressée par son voisin. L’Armée Rouge profite d’un conflit qu’elle a en grande partie initié, par des livraisons d’armes aux deux camps, pour tester de nouveaux matériels et de nouvelles tactiques militaires sur le champ de bataille. Si la guerre de l’Ogaden s’inscrit parfaitement dans la dimension globale de la guerre froide, il n’en demeure pas moins que ses conséquences seront surtout importante pour les deux Etats africains concernés.

Au départ, un conflit frontalier…
La Corne de l’Afrique dans laquelle prend place ce conflit n’a pas une définition précise : c’est plus une métaphore qu’une réalité politique. Elle comprend l’Ethiopie, l’Erythrée, la Somalie et Djibouti, auxquels sont parfois rajoutées d’autres nations voisines. Ces territoires forment en quelque sorte un pont entre le Moyen-Orient et l’Afrique subsaharienne, dont l’influence géopolitique ne doit pas être sous-estimé. La Corne de l’Afrique est en effet sur le flanc des pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique : elle contrôle les détroits de Bab El Manded et une partie du golfe d’Aden par lesquels passent nombre de pétroliers.

La Russie s’intéresse depuis longtemps à cette région. Les premiers contacts, en particulier, avec le royaume éthiopien, sont pris dès la fin du Moyen Age. Au XIXème siècle, pour contrer la mainmise britannique sur l’Egypte et le canal de Suez, la Russie tsariste, convaincue par ailleurs du potentiel économique de l’Ethiopie, y expédie des armes et des conseillers militaires, qui contribuent en partie à la victoire de Ménélik II sur l’Italie à Adoua en 1896. En 1887 par ailleurs, l’Ethiopie a annexé la province du Harar, évacuée par les Egyptiens, puis celles du Haud et de l’Ogaden, peuplées de Somaliens et sous protectorat britannique. Un traité sur les nouvelles frontières est signé entre l’Ethiopie, l’Italie et la Grande-Bretagne en 1897, mais sans consulter les populations somaliennes des provinces concernées, ce qui n’est pas sans conséquences sur la suite des événements.

Les liens russo-éthiopiens se distendent après la révolution bolchevique de 1917, notamment parce qu’un certain nombre de Russes blancs trouvent alors refuge en Ethiopie. Il faut attendre les années 30 pour que des relations commerciales soient rétablies, l’Union Soviétique négociant aussi avec la Somalie française et la colonie italienne d’Erythrée. En 1935, l’URSS dénonce l’invasion italienne de l’Ethiopie par Mussolini à la Société Des Nations, mais devant l’inefficacité de l’institution chargée de garantir la paix, elle préfère sauvegarder ses échanges commerciaux avec le régime fasciste. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’image de l’URSS en Ethiopie va considérablement s’améliorer de par l’agression allemande, la dissolution du Komintern en avril 1943 et enfin, le 4 septembre de la même année, la réhabilitation de l’Eglise orthodoxe par Staline. Des relations diplomatiques sont établies entre l’Ethiopie et l’URSS.

L’empereur Haïlé Sélassié s’oppose alors violemment aux Britanniques après la défaite des Italiens, consommée dès 1941. Ceux-ci conservent en effet un contrôle de l’Ogaden et du Haud, ainsi que de la voie ferrée menant de la ville éthiopienne de Dire Dawa à la Somalie française. Les frontières avec leSomaliland britannique sont redéfinies, mais les Britanniques ne reconnaisssent pas les frontières éthiopiennes avec leur territoire tandis que le traité de 1897 laisse dans le flou la frontière entre l’Ethiopie et la Somalie italienne. Les Britanniques ont installé une administration militaire dans les colonies italiennes reconquises (Somalie, Erythrée), où ils laissent se développer une agitation politique nationaliste. En 1944, ils font cependant un geste en rétrocédant à l’Ethiopie le chemin de fer franco-éthiopien et en retirant leurs garnisons du pays.

L'AIDE A LA SOMALIE SE FERA MANU MILITARI - LES PARAS BELGES PRETS A UN DEPART IMMINENT ET A UNE ACTION EXEMPLAIRE.... , jeudi 3 décembre 1992

Une «opération de police internationale» est envisagée. Les paras belges se retrouveraient aux côtés des Marines.


Effrayant. Alors que 1.800 Marines américains se rapprochent des côtes somaliennes, la tragédie s'amplifie: selon le département d'Etat, la famine et les maladies font chaque jour plus d'un millier de morts. Dans la seule ville de Bardera (20.000 habitants), on compte plus de 100 morts par jour et, suivant les estimations de l'ONU, 200.000 Somaliens ont déjà péri et deux millions d'autres sont menacés. Il est donc urgent d'intervenir, pour empêcher les bandes armées de piller plus longtemps 80 % de l'aide humanitaire acheminée en Somalie.

C'est pour cela que le Conseil de Sécurité des Nations unies, au cours d'une réunion à huis clos, s'est prononcé pour l'envoi d'une force multinationale, qui serait proablement - mais pas nécéssairement - sous commandement américain. De toutes manières, les Etats-Unis, qui ont proposé de mettre 30.000 hommes à la disposition de l'ONU pour cette opération, auraient le contingent le plus nombreux. D'autres pays occidentaux appuyeraient cette opération multinationale: la France, l'Italie et la Belgique.

Depuis septembre en effet, la Belgique tient 500 paracommandos à la disposition des Nations unies. Mais, pour les envoyer en Somalie, elle exige l'accord des parties en présence, tandis que les militaires, conscients des dangers, souhaitent partir munis d'un équipement défensif efficace. Désormais, la mission des militaires belges pourrait prendre une autre tournure: ils participeraient à une sorte d'opération de police internationale et destinée à garantir l'accès des secours aux populations civiles.

Cependant, malgré la présence dans la Corne de l'Afrique d'observateurs militaires belges, malgré le fait qu'un C-130 de notre Force aérienne participe déjà aux opérations de secours depuis le Kénya, les responsables belges ne présentent pas comme imminent le départ de nos paracommandos. Pour plusieurs raisons. D'abord parce que la mise en oeuvre de l'opération exige encore une décision du Conseil de sécurité de l'ONU et que certains pays du tiers monde demeurent réticents à cet exercice musclé du droit d'ingérence, même s'il se justifie par l'urgence humanitaire.

Pour avoir Eunavfor, merci de téléphoner à Whitehall !


(BRUXELLES2) Etonnante cette réponse de la porte-parole d’Eunavfor Atalanta… J’avais tout simplement sollicité une interview du RearAdmiral qui commande l’opération européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta. Et quel ne fut mon étonnement qu’ il faut minimum 5 jours de délai (surement ouvrables, car le QG d’Atalanta est fermé les weeks-end, au moins pour la presse). Et encore, il faut poser les questions à l’avance. On ne sait jamais : si le contre-amiral est surpris par une question sur le nombre d’attaques pirates ou le nombre de bateaux engagés. De toute façon, ne vous attendez pas à être avoir une réponse immédiate. Pour pouvoir rencontrer le contre-amiral,… il faut avoir la « clearance » du ministère… britannique de la Défense. Plutôt étonnant pour un officier général qui est responsable de l’opération, qui a été nommé très officiellement par le conseil des ministres, et qui ne ne dépend normalement dans l’exécution de sa mission que de l’Union européenne et non … d’un ministère britannique ! D’autant quand il se trouve à Bruxelles, dans les murs du Conseil de l’Union européenne, à Bruxelles, c’est une situation plutôt inexplicable, où un Etat membre va s’arroger le pouvoir d’autoriser, ou non, un journaliste à parler à un officier européen.

Comme un malaise dans la communication
Cette réponse n’est cependant pas très étonnante quand on connait un peu le fonctionnement de l’opération. Elle est assez bien en ligne avec la sous-communication tangente de l’opération Eunavfor Atalanta. Volontaires ou involontaires, les loupés de communication ne se comptent plus depuis plusieurs mois. Le premier ? le commandant de l’opération organise  un point de presse à Londres, mais pas à Bruxelles. Un signe ! Le dernier ? La réunion du Shade (le dispositif de coordination de la lutte anti-piraterie dans l’Océan indien), a d’abord été communiquée à la presse par le commandement … US alors qu’il était sous présidence d’Eunavfor. Le site internet de l’opération est mis à jour avec retard. Les navires présents sur l’opération ne sont plus mis en ligne depuis plusieurs semaines déjà sur un site internet qui reste parfois plus d’une semaine sans être mis à jour. Dans le décompte, effectué régulièrement des navires capturés par les pirates, le nombre de marins otages ne tient compte que des marins travaillant sur des navires marchands et non pas des pêcheurs locaux otages des pirates. Etc. Etc… Il y a comme un malaise !
A cela, il y a plusieurs causes certainement. La rotation extrême des officiers de communication n’aide, par exemple, pas à tisser des liens. C’est bien simple, j’ai à peine le temps de noter son nom, qu’il a déjà disparu de la circulation. (le dernier officier de presse, je le connais puisqu’il était auparavant… l’officier de presse de Ocean Shield, l’opération anti-piraterie de l’OTAN). Le fait que le quartier général soit situé à Londres, dans une banlieue retirée et résidentielle, sur une base britannique est aussi un sacré problème pour une opération européenne qui, a priori, intéresse plutôt les journalistes basés à l’UE que ceux basés à Londres. Il est vraiment dommage que le poste d’officier de communication basé à Bruxelles qui avait été en fonction pendant plusieurs mois n’ait pas perduré !


Une Britannique libérée après plus de six mois de détention en Somalie

21 mars 2012

La Britannique Judith Tebbutt, otage en Somalie depuis son enlèvement début septembre 2011 avec son mari, tué, dans un village de vacances au Kenya, a été libérée mercredi par ses ravisseurs et est arrivée à Nairobi, en se disant "en forme" malgré plus de six mois de captivité.
"Nous pouvons confirmer qu'elle est dans un endroit sûr au Kenya", a simplement déclaré mercredi après-midi à l'AFP le porte-parole de la représentation britannique dans la capitale kényane, John Bradshaw.
Son mari David avait été tué alors qu'il tentait, semble-t-il, de résister aux ravisseurs. Le couple était seuls clients du complexe touristique, dans uns bungalow à une quarantaine de km au sud de la frontière somalienne et à une cinquantaine de km au nord de l'île kényane de Lamu.
Des chefs coutumiers de la région d'Addado, à environ 500 km au nord-est de Mogadiscio, à environ 50 km de la frontière éthiopienne, où un petit avion est venue la chercher, avaient annoncé plus tôt sa libération à l'AFP.
Dans un entretien réalisé peu avant sa libération par la chaîne britannique de télévision ITV, Judith Tebbutt, âgée de 57 ans, s'est dit "en forme".
"Mon état est aussi bon qu'on peut l'espérer. Ma santé est bonne. Je dors très bien ici. J'ai été malade trois fois en sept mois. A chaque fois, j'ai eu des médicaments presque immédiatement et ça s'est résolu", y explique la Britannique, originaire du sud de l'Angleterre, filmée en plan serré sur son visage.
Elle a indiqué "ne pas avoir été torturée", mais a reconnu avoir vécu "des moments très durs psychologiquement". A la BBC, elle a révélé, des sanglots dans la voix, n'avoir appris la mort de son époux que deux semaines après son enlèvement, lors d'un entretien téléphonique avec son fils Oliver.
Mme Tebbutt avait été enlevée dans la nuit du 10 au 11 septembre dernier dans un village de luxe du nord de la côte kényane.
Elle Tebbutt a affirmé que son fils avait obtenu sa libération, sans savoir "comment il avait fait".
"Les chefs coutumiers locaux et des associations de la société civile ont été très actifs pour résoudre cette question", a expliqué Mohamud Ibrahim, un chef coutumier de la région, à l'AFP.
"Il n'y a pas eu de demande de rançon, mais les frais liés à sa captivité étaient très importants", a-t-il ajouté, sans autre détails.
Un porte-parole du Premier ministre britannique David Cameron a affirmé que "payer des rançons ne faisait pas partie de la politique du gouvernement" britannique.
Un habitant d'Addado, Daud Ali, proche des négociateurs, a indiqué qu'une rançon de 1,2 million de dollars avait été versée aux ravisseurs. "Des citoyens britanniques d'origine somalienne ont été très impliqués dans les négociations", a-t-il ajouté.

SOMALIE – Attentats et nouveaux combats dans le sud – impliquées les troupes kenyanes et éthiopiennes

Agenzia Fides , le 21 mars 2012

Mogadiscio (Agence Fides) – De la Somalie continuent à parvenir des nouvelles relatives à des affrontements et à des attentats. Une voiture piégée a explosé ce matin au centre de la capitale, Mogadiscio, dans les environs du Palais présidentiel, faisant un blessé parmi les passants. La même zone a été touchée le 19 mars par différents tirs de mortier qui ont fait cinq victimes civiles.
L’attentat d’aujourd’hui intervient immédiatement après l’avertissement lancé par un porte-parole des milices Shabab à la population afin qu’elle se tienne à distance des édifices gouvernementaux et de ceux de l’AMISOM (la force militaire de l’Union africaine en Somalie) qui appuie les troupes du gouvernement de transition.
En parallèle, les combats entre Shabab et militaires kenyans se poursuivent dans le sud du pays. Selon Radio Shabelle, trois avions de l’armée de l’air kenyane ont attaqué le 20 mars un certain nombre de camp d’entraînement des Shababs dans la zone de Diif et dans la région du Bas Juba.
A Baidoa, 250 Km au sud de Mogadiscio, les troupes éthiopiennes et celles du gouvernement de transition somalien se sont durement affrontées avec les Shababs.
L’armée kenyane est intervenue officiellement en Somalie pour donner la chasser aux ravisseurs d’un certain nombre de touristes occidentaux, identifiés comme des bandits somaliens agissant en territoire kenyan. Parmi ces touristes, se trouvait la britannique Judith Tebbutt, qui a été libérée ces dernières heures, semble-t-il après le paiement d’une rançon. (L. M.) (Agence Fides 21/03/2012)

Source : http://www.chretiente.info/201203214526/somalie-attentats-et-nouveaux-combats-dans-le-sud-impliquees-les-troupes-kenyanes-et-ethiopiennes/

Somalie : L’armée éthiopienne revient chasser les shebab

Somalie : L’armée éthiopienne revient chasser les shebab


















L’Ethiopie est de retours  sur le territoire de son voisin pour combattre les islamistes radicaux. Une intervention qui s’ajoute à celles du Kenya et de l’Union africaine.
L’armée éthiopienne ( photo) a déjà repris la ville de Baidoa  quasiment sans combat le 22 février. Cette ville était contrôlée depuis janvier 2009 par les shebab, qui ont revendiqué leur affiliation à Al-Qaeda et s’opposent au gouvernement central somalien.
Cependant, dans les rues, certains commerces affichent toujours porte close car leurs propriétaires craignent des représailles. «Ils nous appellent et menacent de nous tuer si nous coopérons avec les Ethiopiens», affirme Moalim Ali Barre. En effet, les insurgés, s’ils ont déserté la ville, restent actifs. Il y a une semaine, de violents combats ont éclaté dans une localité située à 70 km de Baidoa.
Les Occidentaux n’interviennent plus directement
Voilà bien longtemps, près de vingt ans, que les Occidentaux ont renoncé à intervenir directement en Somalie, déléguant cette mission aux Africains. Depuis l’année dernière, le sud et le centre de la Somalie sont ainsi le théâtre d’interventions militaires sans précédent de la part de deux pays voisins, l’Ethiopie à l’ouest et le Kenya au sud, dans le but d’éliminer ces islamistes radicaux qui comptent de nombreux jihadistes étrangers dans leurs rangs et qui prônent une charia extrême. La force de l’Union africaine (12 000 soldats ougandais et burundais) a repris le contrôle de la capitale au prix d’offensives coûteuses en hommes.
Le Kenya a lancé une opération militaire mi-octobre, mais peine à progresser plus loin qu’une centaine de kilomètres au-delà de sa frontière. Son armée n’a jamais fait la guerre et la Somalie n’est pas le terrain le plus aisé pour initier des troupes qui ont surtout servi dans le cadre de missions de maintien de la paix, en Sierra Leone ou au Soudan. «Si nous nous précipitons dans cette opération, sans réellement pacifier le territoire, justifie le lieutenant-colonel kényan Jeff Nyaga, les shebab risquent d’attaquer les zones que nous avons prises.» Cet argument est accueilli avec circonspection par les Ethiopiens, qui considèrent l’opération kényane mal préparée et sans stratégie claire. «Les Kényans traînent les pieds et on ne comprend pas pourquoi. En réalité, les shebab ont peur d’une seule armée : la nôtre», confie un diplomate à Addis-Abeba.
Une armée aguerrie
En effet, l’armée éthiopienne est aguerrie. Fin 2006, avec le soutien américain, ses troupes atteignent Mogadiscio et chassent les Tribunaux islamiques. L’occupation suscite une insurrection acharnée. Des centaines de jeunes Somaliens grossissent les rangs des shebab, jusqu’alors minoritaires. Début 2009, l’armée éthiopienne se résout à plier bagages. Un repli aux relents d’échec. Deux ans plus tard, les troupes d’Addis-Abeba sont de retour. Mais, cette fois, affirment ne pas vouloir s’éterniser. «Dans tous les villages que nous avons traversés, la population nous a bien accueillis, les gens en ont assez des shebab», affirme le commandant du contingent éthiopien à Baidoa. Depuis longtemps, l’Ethiopie finance et forme diverses milices somaliennes, afin de garder le contrôle sur son voisin versatile.
Pour beaucoup d’observateurs, se pose de manière urgente la question de l’avenir de ces zones «libérées» par le Kenya, l’Ethiopie ou les troupes de l’Union africaine. Récemment, les Kényans et les Ethiopiens ont entamé des discussions pour tenter de définir une stratégie commune. Le Kenya va bientôt faire partie, à hauteur de 4 660 soldats, de la force de l’Union africaine. L’Ethiopie, elle, ne souhaite pas rejoindre une structure dont elle ne maîtriserait pas le commandement, aux mains des Ougandais.
En marge de ces opérations militaires, une course contre la montre s’est engagée sur le plan politique. Le mandat du gouvernement de transition somalien, entaché par la corruption et l’inefficacité, finit en août. D’ici là, une constitution doit être mise en place. Un diplomate occidental basé à Nairobi constate sans illusion qu’«il reste peu de temps et que tout dépend de la bonne volonté d’individus qui vont tout faire pour s’accrocher au pouvoir».

Source : Libération.fr

Les forces de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) capturent de nouveaux endroits en dehors de la ville de Mogadiscio

COMMUNIQUE DE PRESSE


Les forces de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) capturent de nouveaux endroits en dehors de la ville de Mogadiscio 
Le 16 Mars 2012 –Les Forces Nationales Somaliennes, appuyées par les troupes de l’UA à Mogadiscio, ont progressé de 4 km aujourd’hui en capturant de nouveaux endroits en dehors de la ville. Cela met la totalité de la capitale sous le contrôle de l’AMISOM et du gouvernement fédéral de transition. L’opération lancée tôt ce matin a rencontré une résistance minimale des extrémistes Al shabaab soutenus par Al-Qaïda.
Le porte-parole de l’AMISOM, le Lieutenant-colonel Paddy Ankunda a fait remarquer que les endroits nouvellement libérés comprennent le marché des animaux de Suuqa  Xoolaha où al Shabaab prélevait des taxes illégales sur les civils.
« Nos forces ont également capturé l’Hôpital de Keeysaneey et tout le village de Waxara-Cade » a-t-il ajouté.
La colline Jetemirika que les insurgés utilisaient pour lancer des mortiers dans les camps des déplacés est maintenant sous le contrôle du gouvernement. Capturer ces endroits stratégiques au détriment d’Al Shabaab permettra à l’AMISOM et au gouvernement somalien de renforcer davantage la sécurité dans la capitale.
Le Commandant de la Force de l’AMISOM, le Général-Major Fred Mugisha a déclaré;
« L’opération a été un grand succès, avec peu de combats. Avec l’appui des troupes du GFT, l’AMISOM a atteint un objectif militaire important en récupérant l’ensemble de Mogadiscio, ce qui permet au gouvernement somalien de continuer à renforcer la paix et la sécurité à long terme pour le peuple somalien.  »
Récemment, le Conseil de Sécurité de l’ONU a affirmé son engagement et son soutien à l’AMISOM en augmentant la mission jusqu’à un effectif militaire de quelques 17 700 soldats. Cela permettra à l’AMISOM d’étendre la mission sur l’ensemble du sud et du centre de la Somalie. L’organisation mondiale a également autorisé l’intégration des Forces de Défense du Kenya au sein de l’AMISOM, ainsi que le déploiement des troupes de Djibouti et de la Sierra Leone. Cela favorisera l’objectif de l’AMISOM, celui d’appuyer le processus politique somalien pour la paix  en bâtissant la paix et la stabilité à long terme par le dialogue et la réconciliation.

Source: http://amisom-au.org/2012/03/au-mission-in-somalia-amisom-forces-capture-new-areas-outside-mogadishu-city/?lang=fr

Ethiopian Army attacks Eritrean military post in retaliation for rebel violence

March 16, 2012

Source: Christian Science Monitor

http://tsehainy.com/wp-content/uploads/2011/03/ethiopia.eritrea.jpg

Ethiopia‘s military launched an attack against “terrorist camps” inside Eritrea today in one of the most serious incidents since conflict between the two neighbors ended 12 years ago.
The morning raid was in areas where the “Eritrean government trained, armed, and deployed hit-and-run terrorist and subversive groups,” said government spokesman Shimeles Kemal.
He said the attack, which he described as a “proportional military measure” some 11 miles across Ethiopia’s northeastern border, was in retaliation for Eritrea’s backing of groups that have conducted atrocities inside Ethiopia, including a January attack in the Afar region that killed five Europeans tourists.
No details about the outcome of the strike, or the Eritrean response from its government in Asmara, are available yet.
Mr. Shimeles said that Eritrea’s army is too weak to launch a counter-attack and that Ethiopia would take similar action if it continued to back subversive groups. Despite today’s bellicose move, said Shimeles, talking is the way forward.
“While Ethiopia reserves its right to take retaliatory measures against Eritrea’s violent attacks, the government still upholds that the conflict between the two countries can only be resolved through negotiations and dialogue,” he said.
It’s “not in Ethiopia’s interests” to return to hostilities, Ethiopia’s State Minister of Foreign Affairs Berhane Gebre-Kristos said last month.

Increasingly aggressive Ethiopia

The attack sends a different message and is the culmination of an increasingly aggressive stance from Ethiopia toward its neighbor. Last year Ethiopia said it would back rebels seeking to overthrow the government in Asmara. Recently it has also been applying diplomatic pressure on Eritrea, with which Ethiopia fought a two-year war from 1998-2000 that killed some 70,000 people.
Eritrea, which has been led by President Isayas Afewerki following independence from Ethiopia in 1993, has been under United Nations sanctions since 2009, primarily for supporting Somali militants, including the Al Qaeda-linked Al Shabab. Ethiopia also accuses Eritrea of backing groups such as the Oromo Liberation Front, or OLF, which is fighting for autonomy for the largest and most-populous region of Ethiopia.
Analysts say the hostile relations are partly due to rivalry between the two heads of state, President Isayas, and Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi. The two led separate rebel movements that overthrew the Marxist military junta that ruled Ethiopia until 1991.
The government in Asmara says Ethiopia is the aggressor and that it has duped the international community into treating Eritrea as an international pariah. A United Nations group monitoring the sanctions said Eritrea was behind a foiled OLF plot to bomb Addis Ababa during January 2010′s African Union summit.
After leading an independence struggle that lasted more than three decades, Isayas is regarded as having become increasingly autocratic. There is no independent press and the government has never held a general election. Human Rights Watch described it as a “giant prison.”
Last year, Ethiopia tried to have stringent economic sanctions placed upon Eritrea that would have crippled its booming mining industry and cut revenue from an important tax on remittances. Officials from Addis Ababa have repeatedly warned the international community that they will deal unilaterally with the Eritrean threat if it does not act.

Escalation likely

The “magnitude and nature” of this attack makes escalation likely, Ethiopia analyst Jawar Mohammed says. Eritrea has been conducting military drills, possibly in anticipation of an attack since Ethiopia accused it of murdering the tourists, he says.
“It is quite likely that Eritrea will respond in kind. And this tug-of-war could escalate into a full blown confrontation,” he believes.
Eritrea will now focus on a diplomatic offensive to again try to convince the world that it is the victim of Ethiopian aggression, while launching one of its proxies to attack its enemy, says an adviser to the Ethiopian government.

By William Davison

http://www.csmonitor.com/World/Africa/2012/0315/Ethiopian-Army-attacks-Eritrean-military-post-in-retaliation-for-rebel-violence

Somalie: Al-Chebaab revendique l'attaque mortelle à Mogadiscio

19 mars 2012

Le groupe islamiste radical Al-Chebaab a déclaré lundi avoir lancé une attaque mortelle au mortier dans la capitale somalienne Mogadiscio.
 
Au moins cinq personnes ont été tuées et six autres blessées après que des mortiers tirés par des combattants rebelles dans la nuit ont manqué le palais présidentiel dans la capitale somalienne Mogadiscio et ont frappé un camp de personnes déplacées.
 
Dans un post sur Twitter, le groupe a déclaré avoir lancé une attaque aux mortiers à minuit sur le palais présidentiel. "Les attaques aux mortiers de minuit ont visé le palais présidentiel à Mogadiscio occupé par des mercenaires africains et leurs alliés apostats".
 
Le groupe radical a revendiqué avoir tué cinq soldats de maintien de la paix de l'Union africaine (UA) du contingent ougandais et 11 soldats du gouvernement somalien. Mais ces affirmations ont été niées avec véhémence par le gouvernement ainsi que par les officiels de l'UA à Mogadiscio.
 
C'est la première fois en quasiment huit mois que des mortiers sont utilisés à Mogadiscio depuis le retrait des forces rebelles de la capitale somalienne en août 2011.
 
"Un certain nombre de mortiers ont été tirés par le groupe terroriste Al-Chebaab en direction du palais présidentiel mais aucun n'a réussi à atteindre sa cible", a déclaré Paddy Ankunda, porte-parole des troupes de maintien de la paix de l'Union africaine, à Xinhua lundi.
 
Les mortiers ont frappé un camp de personnes déplacées, tuant cinq personnes et en blessant six autres, dont des enfants, ont déclaré des responsables sanitaires et des résidents sur le camp.
 
"Trois personnes sont mortes sur le camp, mais deux autres sont également décédées sur le chemin de l'hôpital. Six autres ont été blessées et sont actuellement soignées à l'hôpital", a déclaré Ali Jinow, résident au camp.
 
Les responsables sanitaires et les médias locaux ont également confirmé le nombre de victimes des attaques contre le palais présidentiel.
 
Source : http://french.cri.cn/781/2012/03/19/461s274231.htm
 

Des tirs font six morts dans un camp de déplacés en Somalie

19 mars 2012

Le campement, situé près du palais présidentiel à Mogadiscio, a été frappé en pleine nuit par des obus de mortier. Les islamistes shebab ont revendiqué les tirs.

Au moins six civils ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi par des tirs de mortier contre un camp de déplacés installé près du palais présidentiel, dans la capitale somalienne Mogadiscio, ont rapporté lundi des témoins.
Les insurgés islamistes shebab ont revendiqué cette attaque, mais ils ont assuré que les projectiles avaient atteint la présidence somalienne et ils n'ont pas fait état de victimes civiles dans le camp de déplacés voisin, dans des messages postés sur leur compte twitter.
«Un père, une mère et deux de leurs enfants ont été tués par un tir de mortier contre leur abri, et un autre tir a tué deux autres civils. Nous ne savons même pas d'où ces tirs provenaient», a rapporté un des témoins interrogés par l'AFP, Abdiwahid Mohamed.
«Nous sommes en train d'enterrer les membres de la famille tués dans un cimetière non loin du camp», a ajouté ce témoin interrogé dans la matinée.

Versions contradictoires

Un responsable des services de sécurité gouvernementaux, le colonel Bare Mohamed, a confirmé le décès de «plusieurs civils» du camp de déplacés. «D'après ce que nous savons, il était minuit et les gens dormaient quand les projectiles ont commencé à tomber», a précisé cet officier.
«Au moins six projectiles sont tombés autour du camp et trois à l'intérieur», a rapporté un autre témoin, Muktar Ali. «Outre les morts, sept autres personnes ont été blessées», a-t-il ajouté.
Les islamistes shebab ont de leur côté affirmé qu'«une attaque aux tirs de mortier avait touché à minuit le palais présidentiel», et qu'«au moins cinq (soldats) ougandais et onze membres des milices (somaliennes progouvernementales) avaient été tués».
Ce bilan a été catégoriquement démenti par le porte-parole de la force de l'Union africaine (Amisom) à Mogadiscio, Paddy Ankunda, qui a affirmé à l'AFP que les seules victimes étaient civiles et que les mortiers étaient tombés à 300 mètres du palais présidentiel.
Quelque 185 000 déplacés, selon l'ONU, vivent encore dans des camps de fortune dans Mogadiscio, après avoir fui l'an dernier une sécheresse et une famine qui ont tué plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le sud et le centre de la Somalie.
Cette catastrophe humanitaire est survenue sur fond de combats persistants entre les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent une bonne partie du sud du pays, et les soldats d'un fragile gouvernement de transition somalien soutenu par la communauté internationale, en particulier par la force de l'Union africaine de 9 700 soldats, quasi-exclusivement ougandais et burundais, cantonnés à Mogadiscio.

(AFP)

http://www.liberation.fr/monde/01012396897-des-tirs-font-six-morts-dans-un-camp-de-deplaces-en-somalie