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Somalie : l'armée kényane entre dans l'un des derniers bastions Chabab

Le Monde.fr avec AFP

Des navires kenyans bombardent le port somalien de Kismayo

mercredi 30 mai 2012

Depuis deux mois, Kismayo est la cible d’actions militaires maritimes et aériennes visant les militants d’al-Shabab.

Cyrus Oguna, porte-parole militaire kenyan, a expliqué qu’il s’agissait d’un acte de représailles à la suite d’une attaque contre des navires de guerre kenyans dans la zone.

La marine de guerre kenyane effectue des patrouilles de routine dans cette région, mais c’est la première fois qu’elle est engagée dans des combats à Kismayo, a indiqué le porte-parole sans pouvoir fournir de bilan. De leur côté, les militants islamistes somaliens accusent les forces kenyanes d’avoir initié l’attaque contre eux.

Depuis deux mois, Kismayo est la cible d’actions militaires maritimes et aériennes visant les militants d’al-ShabaB. Toutefois, les soldats du gouvernement intérimaire somalien et de l’Union africaine n’ont pas encore lancé une offensive de grande envergure pour prendre la ville comme ils l’ont fait ailleurs.

Toujours en Somalie, des combattants d’al-Shabab ont tendu une embuscade à un convoi du président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed rentrant d’une visite dans la ville récemment libérée d’Afgoye. Le chef de l’Etat somalien s’en est sorti indemne, mais plusieurs membres de sa garde rapprochée ont été blessés dans cette attaque survenue sur la route entre Afgoye et Mogadiscio.

Cet article se base sur ou est repris de VOA News

URL Source : http://www.acturank.com/article11840.html

Somalie : l'AMISOM prend Elasha Biyaha

28 mai 2012


Cette ville est présentée comme le dernier fief des Shebab sur la route reliant la capitale Mogadiscio à Afgoye.
L'Amisom assure que les civils peuvent à présent se déplacer librement sur cette voie et que les organisations humanitaires peuvent acheminer l'aide.
Les Shebab ont cependant déclaré à la BBC qu'ils avaient toujours des barrages de contrôle entre la capitale et Afgoye. Ils annoncent avoir tendu une embuscade contre des troupes gouvernementales tuant sept soldats.
Le mouvement islamiste est confronté à une pression militaire sans précédent: Les troupes de l'Union Africaine et les forces gouvernementales ont délogé ses combattants de Mogadiscio; Les soldats kenyans contrôlent le sud du pays tandis que les Ethiopiens font des progrès importants dans l'ouest.
Les Shebab ne semblent pas cependant avoir dit leur dernier mot. Le mouvement a changé de tactique, perpétrant des attentats suicides et posant des explosifs à Mogadiscio et dans des zones censées être sous le contrôle du gouvernement ou des forces pro-gouvernementales.
Le mouvement étend également son influence au-delà de la Somalie, avec des opérations de recrutement de combattants en Afrique de l'est.
Une de ses stations de radio émet a présent en Swahili, une langue qui n'est pas très parlée en Somalie, mais dominante dans la plupart des pays de l'Afrique de l'est.
Le mouvement islamiste dispose également d'un site internet en Swahili, contenant des conseils pour la fabrication de bombe et pour la conduite d'un attentat.


soldiers serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM) perform their duties on May 22, 2012









In this handout photograph released by the African Union-United Nations Support Team, soldiers serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM) perform their duties on May 22, 2012, during a joint AMISOM and Somali National Army (SNA) operation to seize and liberate territory from the Al-Qaeda-affiliated extremist group Al Shabaab in the Afgoye region west of Mogadishu. AMISOM Force Commander Lt. Gen Andrew Guti announced the beginning of 'Operation Free Shabelle' aimed at bringing security and econonic revival to the 400,000 people of the Afgoye Corridor and beyond in the Lower Shabelle region of Somalia, located to the south and west of the country's capital Mogadishu.
 
Source: MP.net

Quelle justice pour les pirates ?

le 23-05-2012

Un pirate somalien à Hobyo photographié le 7 janvier 2010. (MOHAMED DAHIR/AFP)
C'est le deuxième procès du genre en France. Mardi 22 mai, six pirates somaliens étaient dans le box des accusés de la Cour d'assises de Paris pour avoir pris en otage pendant une semaine l'équipage français du voilier Le Ponant en avril 2008. Ils ont été arrêtés après la libération de leurs captifs et sont en détention provisoire depuis quatre ans sur le sol français. Poursuivis pour enlèvement et séquestration ainsi que vol en bande organisée, ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Au total, 22 Somaliens sont détenus en France pour quatre prises d'otages. Fin 2011, cinq hommes avaient été condamnés à des peines comprises entre quatre et huit ans de prison pour la prise d'otage du Carré d'As, en septembre 2008, un sixième étant acquitté. Le parquet a fait appel. Deux autres affaires (celle du Tanit et celle du Tribal Kat) visant des pirates présumés arrêtés au large de la Somalie ou du Yémen sont en attente de jugement.

Si de nombreux efforts dans le domaine de la sécurité ont été réalisés, la traduction devant la justice des pirates est plus difficile et tend à devenir une priorité pour de nombreux Etats. De nombreux procès se sont déroulés ces derniers mois dans plusieurs pays européens (Pays-Bas, France, Allemagne, Belgique...) mais leur effet de dissuasion est encore très limité.

Que faire des pirates appréhendés ?

Avec l'explosion de la piraterie maritime depuis les années 2000 - 439 attaques en 2011 selon le Bureau maritime international (BMI), principalement en Somalie, dans le Golfe de Guinée et en Asie du Sud-Est -, les Etats ont renforcé leurs actions pour endiguer un phénomène qui n'a rien perdu de son intensité. L'Union européenne a lancé en 2008, la mission Atalante, dont les navires de guerre patrouillent sur l'Océan Indien et les hélicoptères sont capables de mener des raids aériens.

L'Otan, de son côté, a déployé l'opération Ocean Shield mais qui ne peut viser les côtes. La France a aussi accepté de mettre à disposition des "équipes de protection embarquée" (EPE), composées de militaires, pour certaines activités considérées comme "stratégiques". Les navires se sont équipés de barbelés, de canons à eau ou sonores et bien d'autres équipements censés tenir éloignés les pirates.

Toutes ces opérations ont  mené à de nombreuses arrestations, les attaques ont légèrement diminuées en 2011, mais, très vite, la question de savoir ce qu'on faisait des pirates appréhendés s'est posée. La réponse privilégiée a longtemps été celle de la remise des pirates aux autorités locales de Somalie. Mais compte tenu de la situation de chaos dans le pays, 90 % des pirates étaient souvent relâchés.

Il a donc fallu adapter les juridictions nationales pour faciliter la lutte contre la piraterie. Jusqu'a son abrogation en 2007, la France ne disposait que d'une seule législation datant de 1825 !

 

adapter la législation française

Une loi a été adoptée en janvier 2011 qui donne aux tribunaux français une compétence "quasi universelle" pour juger les pirates appréhendés par des agents français quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes.

Le texte permet d'adapter la législation française aux conventions internationales dont celle de Montego Bay sur le droit de la mer entrée en vigueur en 1994 et réintroduit la piraterie dans le droit pénal français. Il donne une plus grande liberté d'action aux forces navales françaises lors d'interventions en haute mer en accordant aux commandants les pouvoirs d'un officier de police judiciaire. Ils pourront contrôler les navires suspects, ordonner l'ouverture du feu et le déroutement, procéder à des saisies, arrêter et déférer des pirates, détruire des embarcations.

Vers des tribunaux spéciaux ?

Mais le Parlement européen s'est inquiété de la persistance de l'impunité des actes de pirateries. Dans une résolution adoptée le 10 mai dernier, les députés européens estiment que cette impunité "constitue un obstacle à la dissuasion".

 

Malgré les accords de transfèrement conclus par l'Union avec des pays tiers (Kenya, Seychelles, Maurice) ainsi que les accord bilatéraux de rapatriement des pirates condamnés entre les Seychelles, le Puntland et le Somaliland, et les divers cadres juridiques internationaux, de nombreux pirates et autres malfaiteurs n'ont toujours pas été arrêtés ou, lorsqu'ils l'ont été, ont souvent été libérés fautes de preuves solides ou de la volonté politique de les poursuivre."


Ainsi le Parlement européen appelle les Etats-membres à transposer dans leur droit national toutes les dispositions de la Convention des nations unies et à la mise en place de tribunaux spéciaux pour les pirates.

La mise en place d'un tribunal international avait été rejetée par Jack Lang, début 2011, alors qu'il était conseiller spécial à l'Onu et chargé d'une mission de cinq mois sur les questions juridiques liées à la piraterie maritime, parce que "inadapté, trop cher et trop long à mettre en place". En revanche, le projet d'une cour spécialisée somalienne mais extraterritoriale, installée dans les locaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda avait été avancé.

Des prisons qui débordent


Seychelles pirates Somalie
La prison de Mahe, aux Seychelles qui accueillait le 2 mars 2012, 82 présumés pirates somaliens. (ALBERTO PIZZOLI/AFP)


















Autre conséquence des efforts fournis pour arrêtés les pirates : l'engorgement des prisons des pays qui accueillent les malfaiteurs. Aujourd'hui, la concentration des prisonniers réside essentiellement dans l'archipel des Seychelles. Engorgées, les prisons ont de plus en plus de mal à contenir l'afflux de prisonniers.

Jack Lang avait évoqué dans son rapport la création de deux prisons de 500 places chacune. Une première a été ouverte fin 2010 au Somaliland et une autre doit voir le jour bientôt au Puntland. Suffisant pour accueillir les centaines de pirates arrêtés chaque année ?

URL Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120523.OBS6339/quelle-justice-pour-les-pirates.html

La marine iranienne aide un cargo américain attaqué par des pirates

24/05/12 - 15h44  Source: belga.be

La marine iranienne a annoncé jeudi être venue en aide la veille à un cargo américain attaqué par des pirates dans le Golfe d'Oman.

 Un navire de guerre iranien patrouillant dans cette zone a "répondu à un appel de détresse" du Maersk Texas, un cargo de 150 mètres de long et 14.000 tonnes immatriculé aux Etats-Unis, qui avait été "attaqué par plusieurs embarcations de pirates", indique la marine dans un communiqué.

"Les pirates ont pris la fuite dès qu'ils ont aperçu le navire iranien", ajoute le communiqué qui précise que "le bateau américain a remercié la marine iranienne pour son intervention et poursuivi sa route en sécurité".

Le cargo américain venait du port émirati de Fujeirah et se rendait aux Etats-Unis.

A l'instar d'une vingtaine d'autres pays, l'Iran fait patrouiller en permanence plusieurs bâtiments de guerre en mer d'Oman et dans le golfe d'Aden pour protéger cargos et pétroliers transitant dans cette zone infestée de pirates.

La marine iranienne a effectué plus d'une centaine d'interventions depuis trois ans pour venir en aide à des navires attaqués, mais c'est la première fois que Téhéran annonce être venu en aide à un bateau américain.

Des navires de guerres américains patrouillant dans le Golfe et en mer d'Oman ont secouru à plusieurs reprises ces dernières années des naufragés ou des bateaux en détresse iraniens dans cette zone.

L'Iran et les Etats-Unis n'ont plus de relations depuis la prise d'otages à l'ambassade américaine de Téhéran quelques mois après la révolution islamique de 1979.

Somali Pirate Gun Locker: An Oddball Assault Rifle, at Sea

January 25, 2012

By C. J. CHIVERS
Jan. 6, 2012: Somali pirates at dawn on the fishing vessel where they were captured in the Gulf Of Oman. The United States Navy broke up a high-seas pirate attack on a cargo ship in the Gulf of Oman, and then boarded a nearby fishing vessel, which the pirates' had used as their mother ship, and freed 13 Iranian hostages who had been held captive on board for more than a month.
Tyler Hicks/The New York TimesSomali pirates at dawn on Jan. 6 on the fishing vessel
where they were captured in the Gulf of Oman.
Somali pirates cannot seem to stay out of the news. Whether they are losing their hostages without resistance to a U.S. Navy destroyer or losing their hostages (and their lives) in a U.S. military raid, they have been the January surprise on the conflict beat. This is in some ways unexpected, as, statistically, incidents of piracy off the East African coast have recently been in decline, a result of both an international naval counterpiracy presence in these waters and the wider use among merchant vessels of onboard armed security teams.

The news today, however, provided a jumping-off point from which to examine how the pirates arm themselves. Yesterday, not knowing that the United States Navy Seals were midraid, I posted a teaser on my personal blog, noting that when Tyler Hicks, a Times photographer, and I recently examined a set of pirate weapons on a hijacked vessel in the Gulf of Oman, we had found an unusual assault rifle — a weapon compatible with NATO-standard ammunition. We asked for guesses as to what it might have been. I had a prize handy for anyone who called it right. But the many replies that flooded my inbox did not quite hit the mark. That is not exactly unexpected, and I would have been amazed if someone called it with the little information the teaser post provided. You’ll see why as you read on.

But first, some background. Ordinarily, when the various navies involved in counterpiracy patrols off Africa’s eastern coast confront Somali pirates on skiffs, the pirates toss their weapons over the side before the sailors get close enough to board. In this way, important evidence is gone. And this is what the pirates on the skiff from the fishing vessel Al Mulahi did earlier this month, when Mr. Hicks and I were embarked with the Navy to cover the carrier’s role in the air war over Afghanistan. They dropped their weapons into the brine. When the American helicopter flew near, they put their hands on their heads to signal submission. A boarding team from the U.S.S. Mobile Bay soon came alongside in a small craft, but had no clear legal grounds for detaining anyone.

So how did we get these weapons to look at? Within a few hours of releasing the pirates, a Navy helicopter had followed the skiff back to the Al Mulahi, the hijacked Iranian fishing vessel the pirates used as their mobile base, and where they held the Iranian crew hostage. There were more pirates aboard that vessel. These men remained armed. Another Navy ship — the U.S.S. Kidd — then eased alongside the vessel. Now the pirates had no good options. If they threw away all of their weapons, they would lose their leverage over the hostages. And if they held on to some of their weapons, and the Navy boarded the vessel, then the sailors would have evidence.

The pirates opted to keep several weapons. This worked against them. The Navy boarded. They were detained with their weapons, and now they stand to face prosecution. More on that another time. For now, let’s talk about the rifles, as they gave At War the chance to supplement the blog’s previous Gun Locker posts with a fresh sample — from pirates – that we thought we’d never see. (For previous editions of Gun Locker, go here or here.)

Mr. Hicks and I spent the night on the Al Mulahi, with the detained pirates in the bow and the freed hostages in the stern. The weapons had been stacked on the roof of the wheelhouse. At dawn, when the light would allow photographs, I pulled myself onto the roof and had several minutes to do an inventory. The scene was as you see it below — a mix of rifles, knives and a sole semi-automatic pistol.

C. J. Chivers/The New York Times

A few feet away, a plastic shopping bag of magazines and ammunition held more enticing clues.
 

C. J. Chivers/The New York Times

Time was tight, as I was busy interviewing, but we wanted to take a slice of the available weapons, and see what it might tell us. I took a knee and began to make a photo record for my arms archive. At a glance, the little pile and the shopping bag appeared unremarkable, almost exactly what you would expect — a few rusting Kalashnikov derivatives and several hundred rounds of ammunition. One rifle was a Chinese Type 56, and two others were Yugoslav. All had under-folding stocks – a practical feature for handling a weapon in the confines of a small boat, for embarking and disembarking vessels or for concealing a weapon from passing helicopters and patrols. The preference of the criminal or the irregular fighter for folding-stock Kalashnikovs is something we see again and again. And the ammunition came largely from Wolf, an American firm that sells Russian-made Kalashnikov ammunition, including to the United States military for distribution to Afghan security forces. (We’ve traced Wolf ammo to the Taliban, but that’s another story, too.)

This was what came from a quick look. Nothing special to note. But pulling the pile apart and examining each rifle produced an immediate surprise, below.


C. J. Chivers/The New York Times

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
You are looking at a weapon I had not seen before in the field — a SAR 80 — that was underneath the stack, and had evaded view.
 


C. J. Chivers/The New York Times
SAR 80 is the acronym for the Singapore Assault Rifle introduced in 1980. The rifle is something of a curio from the edges of the cold war. Back then, Washington and Moscow were eager for nations to adopt their respective firearm patterns and cartridges, both for business and so that in the event of war, the arms produced in different quarters of the world might be compatible with one or another superpower. Singapore opted to adopt the Western and NATO-standard 5.56×45 round, and produced its own ammunition and its own line of assault rifles to fire it. Thus the SAR 80, one of the products offered by a defense firm then known as Chartered Industries of Singapore. Like early versions of the M-16, it can be fired a single round at a time, or automatically, as its selector lever shows.
C. J. Chivers/The New York Times
 As assault rifle production goes, the SAR 80 was not a major weapon. It has not been circulated on anything like the scale of the many other systems. So how did one find its way onto a pirate vessel at sea? The answer probably lies in an arms deal from the 1980s, before Somalia fell apart. Back then, the Somali government reportedly purchased SAR 80s for its armed forces. As the government collapsed and lost control of its depots, some of those weapons naturally entered others’ grips, and likely have recirculated since, through the endlessly churning Somali mess.
This served as a reminder of one of this blog’s chords: modern assault rifles tend to last and last, and even lawful exports can lead to consequences decades later. Did anyone in Singapore think, as these rifles were exported, that some might be used by high-seas hostage takers a quarter-century later? No one can predict such things precisely, but time has proven that such outcomes can be predicted generally. Send arms to a weak nation, intending perhaps to make the nation stronger, and you might actually make it weaker over time.

How many more SAR 80s might be out there? To get a rough sense of this, as At War often does, we consulted with the Royal Armouries Museum in Britain, whose gun-spotters keep an eye out for weapons in the news, to ask what they had seen of the SAR 80, and how many they might have on hand. Here is part of the reply, from Jonathan Ferguson, one of the Armouries’ curators.

In terms of official exports, many of the approximately 100,000 SAR 80s built between 1980 and 1989 were exported — up to 50 percent if the intentions expressed here are any guide — http://militarynuts.com/ar/t957.htm.

Correlating images and claims found online re the SAR 80 with a published source on generic exports from Singapore (Charter Industries of Singapore, now ST Kinetics) in the ’80s (‘Small arms production and transfers in Southeast Asia’, 2002, p.12), we get:

Slovenia*
Solomon Islands
Sri Lanka
Thailand
Somalia — as the only official recipient of exported SAR 80s, this may well be point of origin for other African finds.
Cambodia — I’m picking up a couple of references to approximately 3000 rifles supplied to the Kampuchean rebels in the ’80s.

*Croatia has also obtained some examples unofficially, smuggled over the border following Slovenian independence from Yugoslavia in 1990-91 (Osprey’s “The Yugoslav Wars”). Additionally, “Homeland Calling: Exile Patriotism & the Balkan Wars” (Hockenos, 2003) states that many of the Slovenian rifles were seized by the then-still Yugoslav authorities. I’ve seen a photo of a Slovenian army unit equipped with them though — so at least some made it!

I’ve also read suggestions of South Africa and Nepal, but can’t find any evidence for those.

Further suggestion that the SAR 80 may have come from a former Somali depot could be found in the ammunition. I had enough time to make a set of images of the head stamps on a 5.56-millimeter cartridge, which you can see below.

The HB shows Singaporean provenance, too. For more on that, go here.


C. J. Chivers/The New York Times

The Navy has not released details on how the Somali pirates the Seals killed overnight were equipped. Maybe they did not gather this kind of data. One hopes they did, as the details that can be gleaned from piles of confiscated weapons can tell something of how armed groups — pirates, terrorists, criminals, revolutionaries, smugglers, you name it – obtain the lethal kit they need to play their roles.

In this case, we were left with much to think on. A naval task force with several billion dollars’ worth of ships and aircraft was used to undo a problem caused by a small group of men equipped with a pair of skiffs and outboard engines, a few cellphones and a pile of aging rifles. We see it over and again. Big-ticket weapons get more attention. But it’s the little items – fertilizer-based bombs, small arms and the like – that routinely cause problems demanding outsize resources to combat. You can pick up whiffs of old arms shipments to standing armies among criminals who today help hold their country back. The total cost of the pirate’s investment might have been less than $30,000, a fraction of which went into the firearms. That’s asymmetry, in bold face.




An African Union Mission in Somalia (AMISOM)


A Somali soldier looks at a burnt vehicle belonging to the African Union Mission in Somalia (AMISOM), as he patrols Dayniile district, on the outskirts of Mogadishu May 22, 2012. Fighting erupted outside Somalia's capital as African Union and government troops launched attacks against al Shabaab insurgents in a push to seize further ground from the rebels, AU officials said on Tuesday.
 

African Union Mission in Somalia (AMISOM) peacekeepers set up military equipment as they patrol after fighting between insurgents and government soldiers on the outskirts of Mogadishu May 22, 2012. Fighting erupted outside Somalia's capital as African Union and government troops launched attacks against al Shabaab insurgents in a push to seize further ground from the rebels, AU officials said on Tuesday.
 

An African Union Mission in Somalia (AMISOM) tank patrols after fighting between insurgents and government soldiers on the outskirts of Mogadishu May 22, 2012. Fighting erupted outside Somalia's capital as African Union and government troops launched attacks against al Shabaab insurgents in a push to seize further ground from the rebels, AU officials said on Tuesday.
 

Somali soldiers and African Union Mission in Somalia (AMISOM) peacekeepers patrol after fighting between insurgents and government soldiers on the outskirts of Mogadishu May 22, 2012.
 

Ugandan soldiers serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM), man positions along a defensive line in the area surrounding Baidoa airstrip in central Somalia, in this handout photograph taken May 15, 2012 and released by the African Union-United Nations Information Support Team May 16, 2012. An advance joint contingent of 120 Ugandan and Burundian AMISOM troops are on the ground in Baidoa, 240 km (149 miles) west of Mogadishu, and are the first forces the African Union mission has deployed outside the Somali capital since its initial deployment in 2007. Ethiopian forces took control of Baidoa from the Al-Qaeda-affiliated extremist group Al Shabaab in February this year, one of a string of strategic losses Al Shabaab has suffered. AMISOM will soon deploy several thousand troops to Baidoa and the surrounding area, replacing the Ethiopian forces currently on the ground and expanding its operations throughout the country.
 
Source : MP.net

Somalie: l'Amisom lance un assaut contre les shebab sur la région d'Afgoye

22 mai 2012

Des insurgés islamistes shebab près d'Afgoye, en Somalie
(AFP/Archives, Abdirashid Abdulle Abikar)
MOGADISCIO — La force de l'Union africaine en Somalie a annoncé avoir lancé mardi un assaut sur la région stratégique d'Afgoye, située à l'ouest de Mogadiscio et sous contrôle des insurgés islamistes shebab que l'Amisom combat aux côtés des autorités somaliennes de transition.
"Tôt ce matin, la mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et l'armée nationale somalienne ont lancé une opération soigneusement planifiée pour ramener la sécurité et la stabilité sur le couloir d'Afgoye, à l'ouest de Mogadiscio," a annoncé l'Amisom dans un communiqué.
Les soldats "font de bon progrès," a-t-elle assuré.
"Les militants d'Al-Qaïda qui restaient (...) ont vidé leurs bases dans la zone", a renchéri Mohamed Osmail, un responsable de l'armée somalienne. "L'armée a coupé une route-clée en périphérie de Deynile, que l'ennemi utilisait pour organiser des attaques et transporter des combattants pour mettre à mal la sécurité de la ville (Mogadiscio)."
Deynile, en banlieue de la capitale somalienne, ouvre sur le couloir d'Afgoye, qui abrite la communauté de déplacés la plus importante au monde. En début d'année, quelque 410.000 personnes, victimes de la sécheresse et des combats incessants, s'y trouvaient encore, selon l'ONU.
Ces derniers mois, des milliers de civils avaient fui Deynile pour la capitale, dans la perspective de cet assaut progouvernemental. De nombreux shebab s'étaient retirés dans la zone après avoir été chassés de Mogadiscio par l'Amisom et l'armée somalienne en août 2011.
Cheikh Fouad Mohamed Shangole, un important chef de la rébellion shebab, a confirmé mardi les combats et appelé la population à se battre contre les forces gouvernementales.
"J'appelle toute la communauté musulmane à s'unir pour défendre sa religion et son pays contre l'ennemi," a-t-il déclaré sur la radio pro-shebab Andalus.
Selon des témoins, les échanges de tir d'artillerie et de mitrailleuses ont éclaté mardi un peu avant l'aube.
"Plusieurs salves de tirs d'artillerie ont frappé la zone du km13 et les quelque familles qui étaient encore là ont commencé à fuir ce matin, la guerre semble avancer vers le couloir d'Afgoye", a raconté l'un d'eux, Muhidiin Adan.
"J'ai vu deux tanks appartenant à l'Amisom dans les rues, près de la piste d'atterrissage de Deynile (...) Ils veulent couper les sources d'approvisionnement des shebab," a renchéri un autre témoin, Hassan Abdi.
Après leur retrait de la capitale l'été dernier, les insurgés ont continué à y mener des attaques de type guérilla et les forces progouvernementales tentent depuis plusieurs mois d'étendre leur contrôle sur les abords de la ville.
Les rebelles shebab contrôlent encore de grandes partis du centre et du sud de la Somalie. Mais ils y sont de plus en plus affaiblis, pris dans l'étau d'une offensive militaire régionale depuis l'intervention, fin 2011, des armées kényane et éthiopienne dans la région. Ils chercheraient désormais à ouvrir un nouveau front plus au nord, vers la région autoproclamée autonome du Puntland.
La Somalie est rongée par plus de 20 ans de guerre civile, sans gouvernement effectif depuis la chute du président Siad Barre en 1991.
Les actuelles autorités de transition, soutenues à bout de bras par la communauté internationale et qui ont, comme les précédentes, échoué à restaurer une autorité centrale, ont jusqu'en août pour se dissoudre et mettre en place leur succession.

URL Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ijUQBm6aSwC0vlIcV1hem3vmlE4g?docId=CNG.569797ecbd3cc505c535ebcdd0b5839f.6a1

Procès du Ponant : comment la France lutte contre la piraterie maritime ?

Mardi 22 Mai 2012

Le procès de six pirates somaliens présumés, accusés d'avoir participé en 2008 pour l'attaque du voilier de luxe français Ponant s'est ouvert ce matin devant la cour d'assises de Paris. Ce procès, le deuxième du genre en France, débute alors que les accrochages armés entre les pirates et les forces internationales envoyées sur place s'intensifient au large de la Somalie.
Une opération de la Marine nationale pour intercepter des pirates © Marine nationale

La Somalie, un des pays les plus pauvres et les plus instables au monde. Un pays dévasté par la guerre civile. Il n'y a pas de gouvernement stable. La situation dans ce pays qualifié par le chef de la diplomatie de Londres William Hague, de "pire Etat de non-droit au monde".
La Somalie est aujourd'hui infestée par des pêcheurs devenus pirates.
Ils sont à l'origine d'une activité très lucrative aujourd'hui. La piraterie est devenue un véritable business.
La rançon moyenne payée aux pirates est passée de 4 millions de dollars en 2010 à 5 millions en 2011, mais le montant global des rançons s'est élevé en 2011 à 160 millions soit seulement 2% du coût total de la piraterie en Somalie, note Oceans Beyond Piracy.
Huit navires et 235 marins seraient toujours otages des pirates somaliens.

La législation évolue

Pour tenter d'endiguer le phénomène, les initiatives militaires dans l'Océan indien ont été multipliées: mission Atalante, lancée en 2008 par l'Union européenne (UE), opération Ocean Shield de l'Otan. En France, l'Etat a aussi accepté de mettre à disposition des "équipes de protection embarquée" (EPE), composées de militaires, pour certaines activités jugées "stratégiques".

Une loi adoptée en janvier 2011 reconnaît finalement aux tribunaux français une compétence "quasi universelle" pour juger les pirates appréhendés par des agents français quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes.
Et sur le plan diplomatique, l'UE tente de convaincre les pays africains de l'Océan indien de signer des "accords de transfert" de pirates somaliens arrêtés pour qu'ils y soient jugés. En 2009, de tels accords ont été signés avec le Kenya et les Seychelles, puis en 2011 avec l'île Maurice. "90% des pirates ne sont pas jugés", relèvent toutefois les chercheurs, dont certains prédisent que la piraterie, "nouvel avatar de la mondialisation", pourrait dans les prochaines années devenir "une normalité" de l'environnement maritime.