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les États-Unis ont lancé une frappe de missile contre un leader shebab

 
le 27/01/2014 à 06:48 | AFP
 
Les États-Unis ont lancé dimanche une frappe de missile contre un leader du mouvement islamiste Shebab en Somalie.
 
«C’était contre un haut-commandant shebab», a indiqué un de ces responsables ayant requis l’anonymat, interrogés par l’AFP sur des frappes dans le port de Barawe dans le sud-est de la Somalie. Ce responsable du Pentagone s’est refusé à confirmer l’identité de ce militant shebab, précisant que les forces américaines s’efforçaient de vérifier si ce tir de missile avait été un succès.
Un autre responsable a indiqué qu’un drone avait tiré un missile en fin de matinées mais a refusé de préciser si le suspect ou quiconque d’autre avait été atteint.
Le gouvernement américain «traque cet homme depuis des années», a ajouté cette source sous couvert d’anonymat.
«L’expertise de l’opération est en cours» pour déterminer si le suspect a été éliminé, a déclaré un autre responsable du Pentagone.
L’opération a été déclenchée au lendemain de l’appel des shebab, islamistes liés à Al-Qaida, à des attaques contre des forces étrangères après que l’Éthiopie a rejoint la Force de l’Union africaine (Amisom) engagée contre ces extrémistes islamistes.
Le haut commandement shebab, dont le chef suprême Ahmed Abdi Godane, s’est réuni cette semaine, peu après cette annonce concernant l’Ethiopie, a déclaré son porte-parole Ali Mohamud Rage.
Les États-Unis ont envoyé des conseillers militaires en Somalie ces derniers mois pour renforcer l’aide à la force de l’Union africaine qui combat les extrémistes.
Ce déploiement de troupes américaines est le premier dans ce pays en proie à des violences, depuis 1993 après que deux hélicoptères Blackhawk y ont été abattus tuant 18 soldats américains lors d’une opération désastreuse.
Les troupes éthiopiennes, avec le soutien des États Unis, avaient envahi la Somalie en 2006. Elles avaient dû se retirer trois ans plus tard, face à une très forte opposition armée. Elles sont présentes de nouveau en Somalie depuis novembre 2011, essentiellement dans les régions frontalières avec l’Éthiopie, pour lutter contre les shebab.
Depuis qu’elle a chassé les shebab de la capitale somalienne en août 2011, l’Amisom a largement contribué à faire reculer militairement les extrémistes, qui ont essuyé une série ininterrompue de défaites.
Les Shebab contrôlent encore de vastes zones rurales et l’Amisom estimait fin 2013 manquer d’effectifs pour étendre sa présence au-delà des localités conquises.

URL Source: http://www.lejsl.com/actualite/2014/01/27/somalie-les-etats-unis-ont-lance-une-frappe-de-missile-contre-un-leader-shebab
 

Recension : Al-Shabaab in Somalia (Stig Jarle Hansen)


Posted: 29 Dec 2013 08:41 AM PST
Notre recension a bénéficié d'une première publication sur le blog War Studies Publications (merci à l'animateur).
Qu’on se le dise, Stig Jarle Hansen est le spécialiste du groupe Al-Shabaab, ce groupe de fondamentalistes affiliés à Al-Qaïda, qui a émergé en Somalie à partir de 2005-2006[1]. Les commentaires des plus prestigieux spécialistes de la Somalie en quatrième de couverture (Gérard Prunier, J. Peter Pham, Christopher Cook, Markus Hoehne) sont élogieux et augurent une lecture enrichissante.


Professeur de Relations internationales en Norvège, Hansen a vécu en Somalie au moment même où le groupe commençait à faire parler de lui. C’est même Godane, le futur leader du mouvement qui lui délivra son visa. Il le dit lui-même, sa première impression du groupe fût positive. En effet, les Shebabs n’étaient alors composés que de quelques dizaines de jeunes, intégrés à l’Union des Tribunaux Islamiques (UTI). Ce dernier administrait le sud du pays en 2006 et était parvenu à y restaurer un semblant d’ordre et de sécurité. Très vite, Hansen a compris que le groupe se distinguait du reste des mouvements de l’UTI, une autre facette se dessinait. Composé de jeunes dont le chef se faisait appeler « Gaal dille » (« tueur de Chrétiens » en somali) les Shebabs se faisaient les chantres du concept de choc des civilisations. Cette double facette - restauration de la sécurité et idéologie civilisationnelle - existe encore aujourd’hui.
Hansen nous explique l’évolution du groupe, son idéologie et les moyens militaires employés pour parvenir à ses fins. Il adopte un plan chronologique pour montrer les différentes phases de l’émergence du groupe dans un contexte national où la religion est devenue un refuge identitaire face au désordre général. Le groupe s’est formé au sein de l’Union des Tribunaux islamiques (2005-2006) et s’est renforcé dans le combat contre « l’envahisseur » éthiopien (2007-2008). Selon Hansen, son âge d’or serait la période 2009-2010 avec l’échec de la prise de contrôle du territoire national par le Gouvernement Fédéral de Transition (GFT). La période actuelle, à partir de 2010, serait une période de « troubles » pour le groupe (perte de territoire, interventions des acteurs régionaux et internationaux).


Pour l’auteur, le groupe est certes, le fruit du contexte national d’insécurité, mais il est également le signe de l’exportation de l’idéologie d’Al Qaïda en Somalie. En cela, l’auteur reprend le concept de « glocalisation » développé par J.P. Daguzan en France. Il décrit brillamment la complexité du groupe, les différentes alliances, les réseaux en Europe, au Moyen-Orient et aux Etats-Unis, ainsi que les différentes interprétations de l’islam qui sont l’objet de nombreux débats internes.
Hansen montre le soutien de la population, notamment le milieu des affaires, qui croyait en l’une des facettes des Shebabs et acceptait tacitement l’autre. On le sent, l’auteur admire la capacité des Shebabs a mettre en place une forme de gouvernance fondée sur une idéologie et un système juridique et scolaire, alors qu’aucune autre organisation n’y était parvenue jusqu’alors. Al-Shabab a même développé un système fiscal qui aurait permis au groupe de s’autofinancer, sans soutien extérieur. Néanmoins, cette hypothèse est sujette à débat parmi les spécialistes. De plus, le groupe a, dans une certaine mesure, réussi à transcender les divisions claniques, sous-claniques et sous-sous-claniques bien qu’aujourd’hui les dissensions observées au sein du groupe sont elles-mêmes liées à ce problème clanique.

Hansen explique également comment l’utilisation des réseaux sociaux et des moyens de communications modernes ont permis aux Shebabs de se faire connaitre et de recruter à plus grande échelle. Cet élargissement de sa visibilité a aussi contribué à faire évoluer l’idéologie du mouvement. Dans le même temps, l’évolution du groupe a créée des divisions internes, entre les jeunes somaliens nationalistes, désœuvrés et hostiles à l’intervention éthiopienne d’un côté et, de l’autre, les nouvelles recrues issues de l’étranger ou de la diaspora, dont l’agenda est plus global et religieux. Il note également que les kamikazes shebabs sont rarement des Somaliens recrutés dans le pays mais des étrangers ou des membres de la diaspora radicalisés dans le monde occidental.
Hansen analyse parfaitement un autre point : les acteurs internationaux ont à plusieurs reprises fait l’erreur d’oublier la capacité de résilience du groupe. La fin du groupe a été annoncée à plusieurs reprises depuis 2008, mais il a toujours su se réinventer et sa capacité de nuisance est restée intacte, comme l’a prouvé l’attentat du Westgate Mall de Nairobi en septembre 2013. L’auteur semble véritablement impressionné par cette habileté à se réinventer. Pour Hansen, Al-Shabaab est le seul groupe affilié à Al Qaïda à avoir administré un large territoire (de la taille du Danemark avec 5 millions d’habitants), il a exporté des combattants dans le reste du continent africain (Nigeria, Sahel, Kenya et Ouganda) et ils auraient, ainsi, contribué à un « African momentum for jihad ».


Le nombre de détails[2], de noms et de dates risquent de déstabiliser les néophytes, d’autant qu’il n’existe pas dans l’ouvrage de véritable rappel sur la division clanique de la société alors même que l’auteur s’y réfère dès qu’il cite un acteur. On pourrait aussi reprocher à l’auteur d’avoir survolé les éléments de méthodologie sur la collecte des données et les sources utilisées. Toutefois, un index des noms propres situé à la fin permet de trouver rapidement les références, les notes de fin et la bibliographie sont riches et invitent à poursuivre la lecture d’autres ouvrages sur la question. L’introduction est brillante et apporte des clarifications très utiles sur les débats qui agitent le monde académiques anglophones sur la Somalie et les différentes organisations politiques qui y ont émergé depuis 1991. Cet ouvrage est une mine d’or pour les spécialistes et sa lecture leur est essentielle. Il présente, explique et décortique l’évolution de l’idéologie et de la tactique de « l'une des organisations politiques somaliennes les plus efficaces de ces vingt dernières années ».
Se procurer l'ouvrage : ICI



[1] Selon Hansen mais la période fait débat parmi les spécialistes.
[2] On note par exemple la liste exacte des taxes appliquées à Kismayo en 2010, ou encore le montant attribué au soldat qui tuerait un ennemi (30 $) alors qu’à la même période la police et l’armée n’étaient pas payé.
 
 

Exclusive: inside an al-Shabaab training camp

Channel 4 News reports report from inside a jihadist training camp in Somalia where the much feared al-Shabaab is training hundreds of fighters from around the world.Sign up for Snowmail, your daily preview of what is on Channel 4 News, sent straight to your inbox, here: http://mailing.channel4.com/public/sn...

 

Burundian troops serving with the African Union Mission


Burundian troops serving with the African Union Mission in Somalia (AMISOM) together with forces of the Somali National Army (SNA) have been mounting 'snap' foot patrols in villages and areas to the east of Baidoa where Al Qaeda-affiliated extremist group Al Shabaab mount attacks against local herdsmen, villages and travellers along the busy Baidoa-Mogadishu road. Patrolling in and around the village of Modmoday, approx. 40km east of the Biadoa, the capital of Somalia's Bay and Bakool Region, the AMISOM troops also use the patrols as an opportunity to provide occasional free medical treatment and fresh, potable drinking water for residents in the area. Images taken 15 October, 2013. All Photos: AU/UN IST PHOTO / ABDI DAKAN.











Restore Hope : il y a vingt ans, les Belges tentaient de pacifier la Somalie

lundi 10 décembre 2012 à 16h58
L'armée belge célèbre mercredi, mais en toute discrétion, le 20ème anniversaire de son arrivée en Somalie, où elle a tenté durant un an de rétablir un semblant d'ordre, dans un pays en pleine guerre civile, au prix de six morts.
Soldat belge en mission dans les rues de Kismayo en mars 1993. © Image Glob
Aucune commémoration particulière n'a été organisée pour marquer l'arrivée, le 12 décembre 1992, des premières troupes belges à Mogadiscio, la capitale somalienne, dans le cadre de l'opération "Restore Hope" ("Rendre l'Espoir") dirigée par les Etats-Unis afin de mettre fin au pillage de l'aide humanitaire dans ce pays de la Corne de l'Afrique en proie à l'anarchie. 

Les premiers Belges étaient arrivés à Mogasdiscio peu avant la mi-décembre. Ils avaient rapidement été dirigés vers la ville portuaire de Kismayo, dans le sud de la Somalie, se souvient leur commandant de l'époque, le général-major - désormais en retraite - Marc Jacqmin. Il était alors lieutenant-colonel et dirigeait le 1er bataillon parachutiste de Diest, qui formait le noyau de la participation belge à cette grande opération humanitaire comptant plus de 38.000 hommes. 

Une compagnie de ce bataillon avait débarqué à Kismayo le 20 décembre, à bord d'engins amphibies de l'US Navy pour y établir une tête de pont de l'opération "Restore Hope" aux côtés de troupes américaines. Le reste des troupes belges avait suivi le 21 puis le 24 décembre, avant l'arrivée du navire "Zinnia" de la Marine, puis d'un bâtiment transportant le charroi lourd, dont des blindés légers de type CVRT, en janvier 1993. 

"Je commandais alors un contingent de quelque 950 hommes", a raconté à l'agence BELGA le général Jacqmin, qui avait été promu colonel sur place, le 26 décembre 1992. 

Les Américains s'étaient toutefois rapidement retirés de Kismayo, laissant les Belges contrôler tant bien que mal cette ville d'importance stratégique, son port, et la basse vallée de la Juba disputés par les milices de "seigneurs de la guerre" - principalement le général Mohamed Said Hersi (dit "Morgan", le beau-frère de l'ancien président Siad Barré, renversé en 1991) et le colonel Ahmed Omar Jess. 

En mai 1993, l'opération était passée sous le commandement des Nations Unies, devenant l'ONUSOM (Opération des Nations Unies en Somalie), avec quelque 20.000 Casques bleus et huit mille civils munis d'un mandat "musclé". 

Les troupes américaines avaient pour leur part quitté la Somalie le 31 mars 1994, après la mort de 18 GI's le 3 octobre 1993 à Mogadiscio, lors d'une désastreuse tentative de capture d'un des principaux chefs de guerre, le général Mohamed Farah Aïdeed. Une désastreuse mission qui servira de fil narratif à Black Hawk Down (La Chute du Faucon Noir ), un film de Ridley Scott.
Les derniers Casques bleus de l'ONUSOM avaient plié bagage le 2 mars 1995 en plein désarroi, sans résoudre les causes profondes de la crise somalienne, où les combats entre factions rivales ont conduit à l'éclatement du pays en continuant à faire des morts malgré plusieurs conférences de paix. Vingt-et un ans après la chute de Siad Barré, la Somalie reste en effet sans autorité centrale, partagée en de multiples régions sous contrôle de chefs de clans locaux, malgré la mise en place d'un gouvernement national de transition (GNT) en août 2000. 

Les militaires belges avaient pour leur part cédé le relais à Kismayo à la mi-décembre 1993 à un contingent de Casques bleus indiens lourdement armés - notamment avec des chars d'assaut T-72 de conception soviétique. 

"Restore Hope" et l'ONUSOM se sont soldées par la mort de trente soldats américains, de 68 militaires d'autres nationalités (dont six Belges) et de 262 blessés parmi les Casques bleus. Les victimes somaliennes se sont chiffrées par milliers. 

L'armée belge, qui était à l'époque déjà présente en ex-Yougoslavie sous l'égide de l'ONU, avait enchaîné avec une mission au Rwanda, où dix Casques bleus avaient trouvé la mort à Kigali, le 7 avril 1994. 

Après le départ des troupes étrangères, la Somalie avait replongé dans le chaos. Elle n'en émerge que petit à petit avec la mise en place de nouvelles institutions encore fragiles - parlement, gouvernement et président - en septembre dernier, qui ont repoussé, avec l'aide de troupes africaines, les islamistes shebab de plusieurs régions qu'ils occupaient depuis des années. Les activités des pirates somaliens ont aussi reculé, grâce à la présence de plusieurs flottilles de navires de guerres occidentaux, mais aussi russes et asiatiques.


53rd anniversary of the Somali National Army (SNA)

12 April 2013 marked the 53rd anniversary of the Somali National Army (SNA) and was celebrated by a military parade at the newly refurbished Ministry of Defence in the Somali capital Mogadishu attended by Presdient Hassan Sheik Mohamud and commanders of the Somali military and the African Union Mission in Somalia (AMISOM). The country is rebuilding it's army, along with many state institutions and facilities after being racked by years of internal conflict and division and is enjoying it's longest period of relative peace since major operations by the SNA supported by forces of the African Union Mission in Somalia forced the Al-Qaeda-affiliated extremist group Al Shabaab out of the Somali capital in August 2011.












All Photos: AU-UN IST PHOTO / STUART PRICE.

Civil War in Somalia - An Act of Genocide


Somalie : la (re)découverte d’un conflit



Retour des islamistes shebab dans le sud du pays

dimanche 17 mars

Somalie: les rebelles islamistes reprennent une ville dans le Sud
Somalie: les rebelles islamistes reprennent une ville dans le sud
Belga

 

Les rebelles islamistes shebab, liés à Al-Qaïda, sont repassés à l'offensive en Somalie et ont repris dimanche matin une ville du sud du pays, a-t-on appris de sources concordantes.
Des combattants shebab lourdement armés ont pris sans combat la ville de Hudur, capitale de la province de Bakool, à environ 300 km au nord-ouest de Mogadiscio. Les islamistes ont fait leur entrée dans Hudur quelques heures à peine après le départ des troupes éthiopiennes qui occupaient la ville depuis fin 2011, a précisé un habitant. "Hudur est maintenant sous le contrôle des combattants shebab après le départ des soldats éthiopiens la nuit dernière", a expliqué cet habitant.
"La ville est maintenant fermement tenue par les moudjahidines", affirment les shebab dans un message sur leur compte Twitter, ajoutant que les "envahisseurs éthiopiens ont fui la ville". Le commandement militaire de l'armée somalienne à Baïdoa (à environ 100 km au sud de Hudur) a confirmé l'information, sans donner plus de détail.
La prise de Hudur, une capitale provinciale, est la première victoire d'envergure pour les shebab, qui ont essuyé revers sur revers ces derniers mois et n'ont cessé de céder du terrain face aux 17 000 hommes de la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) et aux forces gouvernementales.On ignore encore si les forces éthiopiennes ont évacué la ville sous la pression des shebab.
Au sud de Hudur, Baïdoa est la principale base des forces éthiopiennes déployées en Somalie depuis fin 2011 où elles sont intervenues en soutien à une offensive militaire de l'armée kényane contre les shebab. Les soldats kényans ont depuis lors rejoint l'Amisom, tandis que l'armée éthiopienne reste sous commandement d'Addis Abeba.
 
Belga